Débats politiques : croisade contre la haine tribale dans l’agora

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Le CPP condamne le basculement des responsables administratifs, des Hommes politiques et des journalistes dans les dérives tribales. Dans une correspondance rendue publique ce mercredi, 25 avril 2018, Edith Kah Walla propose des mécanismes d’actions pour inciter le peuple à rester uni et concentré sur la nation et des défis.

La présidente nationale du Cpp rappelle, d'ailleurs, que tous les génocides et toutes les guerres ont commencé par la communication. Elle condamne le basculement des responsables administratifs, des Hommes politiques et des journalistes dans les dérives tribales.

Kah Walla

La présidente nationale du Cameroon people’s party (Cpp) fait un diagnostic de la crise du débat public, qui règne ces derniers mois dans des médias audiovisuels et sur les réseaux sociaux. D’après E.Kah Walla, «le discours politique au Cameroun est plein de haine et d’insultes envers des groupes, des ethnies et des individus. Les anglophones ont été appelés par des noms que nous refusons de répéter ici. Les Camerounaise du Sud-ouest et du Nord-Ouest ont été opposés les uns aux autres». La présidente nationale du Cpp ajoute que les projets de société politique des leaders des formations politiques ont été mis sous le boisseau au profit de ce qu’elle appelle «la rhétorique croissante dangereuse contre les Camerounais de la région de l’Ouest». Ce leader politique illustre le cas des cadres administratifs, des personnalités publiques et des journalistes ayant appelé à «la violence contre certains groupes, lesquels se sont réjouis, regrette Kah Walla, de tueries de certains compatriotes».

Celle qui est la figure de proue du collectif « Stand up for Cameroon » accuse le régime en place de n’avoir pas pris des mesures draconiennes pour sanctionner de tels cas de dérives tribales. Kah Walla en veut pour preuve le fait que «des responsables administratifs utilisant le discours de haine n’ont pas été inquiétés même d’une lettre de mise en garde. Même la propension de l’organe de régulation des médias à infliger une suspension temporaire à des organes audiovisuels, auteurs des cas de dérapage dans ce sens est restée vaine tant cette logique s’est avérée infructueuse», soutient Kah Walla. Certains journalistes ont, pire encore, continué, sans scrupule et sans fards, de raviver ces diatribes tribales sans que des sanctions qui leur ont été infligées ne soient exécutées.

A cause de cet état de choses, le Cpp propose un quinté de mécanismes d’actions à mettre en pratique pour rester unis, solidaires et, a fortiori, concentrés sur les défis qui interpellent la nation tout entière. En ligne de mire desdits défis celui de la transition politique qu’elle veut, à tout prix, voir réaliser au cours de cette année électorale. Selon Kah Walla, il est urgent de: «Ne pas employer et encore moins diffuser le discours de haine; débattre des idées et des opinions; adopter la non-violence comme mode d’expression et d’action; ne jamais applaudir ou apprécier la tuerie d’un autre être humain, certainement pas celui d’un autre Camerounais; éduquer et informer ceux qui nous entourent».

La présidente nationale du Cameroon people party rappelle, d’ailleurs, que tous les génocides et toutes les guerres ont commencé par la communication. D’où la nécessité d’enrayer ces cas liés à la guéguerre ethno-régionale.

Serge Aimé BIKOI

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