1517 : le numéro vert pour combattre la corruption au Cameroun

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La commission nationale  anti-corruption se dote d’une nouvelle arme de lutte contre cette pieuvre qui aiguillonne les strates administratives et para-étatiques. Dieudonné Massi-Gams a mis à la disposition du public ce numéro vert au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée ce mardi 24 avril 2018 au palais des congrès de Yaoundé.

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Dieudonné Massi-Gams

C’est un numéro auquel tout citoyen peut avoir accès pour dénoncer tout acte de corruption débusqué dans tout secteur. L’objectif de ce nouvel instrument de lutte contre la corruption consiste à offrir aux citoyens -toutes classes sociales  confondues- la possibilité de dénoncer systématiquement toute pratique de corruption au lieu de la subir en silence ou d’en être un observateur passif. Dieudonné Massi-Gams situe, de prime abord, le contexte juridique de l’instauration d’un numéro vert, le 1517. Pour le président de la Conac, l’accès des citoyens aux organismes de lutte contre la corruption pour décrier librement tous les actes y relatifs est une recommandation majeure des Nations unies à travers la convention contre la corruption du 31 octobre 2003.

Le 1517 est, à cet effet, un numéro d’utilité publique accessible gratuitement à tous les appels venant des opérateurs de téléphonie mobile, dont les réseaux couvrent le territoire national. Le dispositif y afférent comporte deux postes de réception pour d’éventuels appels spontanés.  A ce sujet, explique Massi-Gams, les horaires de travail de certains services de la Conac connaîtront des réaménagements subséquents. Question de s’étendre au-delà des heures de travail administratif. Attention aux esprits qui useront de ce numéro à mauvais escient.

Le président de la Conac met en garde tout esprit malicieux qui va s’aventurer à faire une ou des dénonciations calomnieuses tant il s’agit d’un délit. Aussi relève-t-il que le faux témoignage est une infraction de corruption. Raison pour laquelle des concitoyens doivent se garder de distraire les personnes commises à la tâche pour leur bien par des appels fantaisistes au nom de la gratuité du numéro. En appelant donc pour s’amuser, des individus mal intentionnés utilisent mal les ressources humaines à leur service et plombent l’efficacité du service destiné à être escompté in fine. A preuve, conclut le président de la Conac, «si chaque compatriote prend la pleine mesure de cette nouvelle impulsion, la peur changera fatalement  de camp. Elle sera du côté des corrupteurs et des corrompus».

Serge Aimé BIKOI

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