Université de Yaoundé 2 : le plagiat étend ses tentacules

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17 Thèses de Doctorat Ph.D rejetées pour plagiat. Ces thèses de recherche font partie intégrante des 20 documents déposés à la Faculté des Sciences économiques et de gestion de cette instance universitaire.

Ce sont les actants de l’université de Yaoundé II-Soa qui ont été ébahis de constater, ces derniers jours, qu’il y a un nouveau système de détection des doctorats plagiés. En effet, le doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion, Claude Bekolo, a rendu publics les résultats du contrôle anti-plagiat de 20 Thèses de Doctorat, lesquelles y avaient été déposées. De cet instrument de détection, il ressort que 17 d’entre elles ont été battues en brèche et rejetées. Ce sont, en l’occurrence, des Thèses comportant des taux de plagiat supérieur à 11%.

17 Thèses de Doctorat Ph.D rejetées pour plagiat. Ces thèses de recherche font partie intégrante des 20 documents déposés à la Faculté des Sciences économiques et de gestion de cette instance universitaire. le doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion, Claude Bekolo, a rendu publics les résultats du contrôle anti-plagiat de 20 Thèses

D’après des investigations menées, Claude Bekolo a mis en place un logiciel de détection de plagiat, «système qui effectue une recherche de similitude entre un document soumis à l’analyse avec les documents accessibles sur Internet et ceux présents dans la base de référence propre à l’université». Entre 5 et 10mn, le fichier numérique déposé est disséqué, ensuite un rapport statistique présentant la marge de plagiat est publié. Suivant les informations disponibles, quand la Thèse dépasse le seuil minimal de 15%, jugé acceptable par l’institution académique, le doctorant est contraint de reprendre son travail heuristique et de revoir le contenu problématique de ses données d’investigation. Ce logiciel est, en réalité, mis à contribution, depuis des mois, par certaines universités d’État, ainsi que l’université catholique d’Afrique centrale  (l’Ucac).

Bien d’étudiants en cycle modestement avancés sont, d’ores et déjà, avertis tant il est urgent de ne plus plagier des articles, Thèses et autres documents de recherche fort appréciés dans le giron académique. L’on se souvient, en 2015, que Pascal Charlemagne Messanga Nyamding, alors Maître de conférences des Universités, parallèlement chef de département «Intégration et coopération pour le développement», qui avait été épinglé et accusé d’avoir plagié un article scientifique de Paul N’gouah Beaud, un de ses collègues. Il leur a été, d’ailleurs tous les deux, reproché d’avoir copié l’universitaire allemand Jôrg Gerkrath. Jusqu’ici, l’enseignant de l’Institut des relations internationales du Cameroun Messanga Nyamding n’avait pas écopé d’une sanction relativement à ce cas de plagiat, la révélation du quotidien Mutations à l’époque étant restée lettre morte.

 Serge Aimé BIKOI

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