Contentieux électoral des sénatoriales: le Sdf et l’Udc attaquent le Rdpc

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Les requêtes sont introduites par les mandataires du Social démocratic front (Sdf) et de l’Union démocratique du Cameroun  (Udc). Ces formations politiques de l’opposition camerounaise exigent l’annulation des électorales sénatoriales dans les régions du Sud-ouest et de l’Ouest.

Ces formations politiques de l'opposition camerounaise exigent l'annulation des électorales sénatoriales dans les régions du Sud-ouest et de l'Ouest.

Le dépouillement dans un bureau de vote à Douala.

Le principal motif formulé dans le recours de la principale formation politique de l’opposition camerounaise, Sdf, est lié à l’insécurité qui prévaut dans la région du Sud-ouest. Me Joseph Mbah Ndam, un des conseillers juridiques du Sdf, joint au téléphone ce jeudi, 29 mars 2018, précise que la requête déposée au Conseil constitutionnel a pour objet d’exiger l’annulation des élections sénatoriales du 25 mars 2018 dans le département du Lebialem. Durant le déroulement dudit scrutin, des grappes de conseillers municipaux ont été transportés par hélicoptère à destination de Dschang. Question d’accomplir leur devoir citoyen. Et pour cause: la situation insécuritaire qui sévit, ces derniers mois, dans le Lebialem est fort préoccupante tant les sécessionnistes ont causé des victimes et perpétré une série d’enlèvements de personnalités publiques il y a deux semaines.

Ces formations politiques de l'opposition camerounaise exigent l'annulation des électorales sénatoriales dans les régions du Sud-ouest et de l'Ouest.

Hon. Joseph Mbah Ndam

 C’est la raison pour laquelle l’élection des sénateurs, explique le représentant du Sdf à la commission nationale de recensement général des votes, a été entravée. D’ailleurs, Me Mbah Ndam continue d’arguer que dans le département de Koupé Manengoumba, la participation des électeurs à ce scrutin est faible en raison du contexte insécuritaire. A cause de cet état de choses, le Sdf conteste le double déterminant de la transparence et de la crédibilité des sénatoriales. Argument soutenu, de surcroît, par le Directeur général des élections et le ministre de l’Administration territoriale(Minat). Le Sdf exigé, par conséquent, l’annulation de ces sénatoriales dans le Sud-ouest.

L’entrée en scène du parti d’Adamou Ndam Njoya

Autre recours non-des moindres déposé au Conseil constitutionnel, c’est celui de l’Union démocratique du Cameroun (l’Udc). D’après Koupit Adamou, la tête de liste Udc dans l’Ouest, le parti exige aussi l’annulation du scrutin dans les Hauts-plateaux de l’Ouest et dans la Menoua. Trois motifs sont formulés pour soutenir cette requête : en l’occurrence la violation du secret de vote, caractérisée par l’achat des consciences et la substitution d’un candidat déclaré candidat non-déclaré sur la liste Rdpc de l’Ouest. Le 3ème motif du recours de l’Udc est le fait, pour les tenants du bureau de vote du lycée classique de Dschang, d’avoir procédé au dépouillement du vote à 12h le 25 mars 2018. Pourtant, selon le code électoral, le déroulement des élections sénatoriales s’étend de 8h à 18h. Ce dépouillement fait en mi-journée à Dschang a abouti à la consécration du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) comme vainqueur avec un taux de 97%. Toute chose ayant participé à décourager et à démoraliser d’autres conseillers municipaux des localités de la région  de l’Ouest, mobilisés à l’après-midi pour accomplir leur devoir civique. C’est ce jeudi, 29 mars 2018 que la Commission nationale de recensement général des votes va remettre sa copie au Conseil constitutionnel après 48h de travaux dans les locaux du palais des congrès de Yaoundé.

Serge Aimé BIKOI

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