Sénatoriales 2018 : après le scrutin, le décompte des votes

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La Commission nationale de recensement général des votes va être installée ce mardi 27 mars 2018. C’est cette instance qui, conformément aux dispositions de la loi portant Code électoral, va procéder, dès ce jour au décompte général des votes.

La Commission nationale de recensement général des votes va être installée ce mardi 27 mars 2018. C'est cette instance qui, conformément aux dispositions

Emile Essombe

C’est au vu des procès-verbaux et des pièces annexes des sénatoriales, transmis par les commissions départementales de supervision des votes que la commission nationale de recensement général des votes (Cnrgv) s’attèlera à la besogne. La première mission de cet organe consiste à centraliser l’ensemble des travaux effectués au niveau des 10 régions. C’est à ce palier que le contentieux s’enclenche tant il y a, en général, dès problèmes inhérents à la procédure ; des difficultés relatives à l’exécution des différentes opérations électorales ou liées à l’accomplissement du devoir citoyen des électeurs. En effet,  ces aspects peuvent être soulevés par les 9 formations politiques, dont les candidats étaient en compétition pour les sénatoriales du 25 mars 2018.

La 2ème attribution dévolue à la Cnrgv consiste à procéder au redressement des erreurs matérielles de décompte des votes. Bien qu’elle ne dispose pas du pouvoir d’annulation des procès- verbaux correspondants. A partir des travaux de cette instance, l’on débouche, le cas échéant, sur les recours des partis politiques au contentieux électoral. Requêtes sur lesquelles le Conseil constitutionnel statuera dans les tout prochains jours. L’ossature organisationnelle et structurelle de cette commission est connue depuis le début de la semaine qui s’écoule.

Présidée par Emile Essombe, membre du Conseil constitutionnel, la commission nationale de recensement général des votes a, en son sein, 2 magistrats de l’ordre judiciaire, 5 représentants de l’administration désignés par le ministre de l’Administration territoriale  (Minat), 5  représentants d’Elections Cameroon, et 1 représentant de chaque parti politique en compétition. Au total, ce sont 22 personnalités qui vont siéger dans les locaux du Conseil constitutionnel au palais des congrès de Yaoundé.  Un labeur qui intervient après celui des commissions régionales de supervision ayant pris le relais dès la clôture du scrutin dimanche dernier.  Installées dans les 10 régions et dirigées par des magistrats désignés par les présidents des cours d’appel, leur travail a consisté en la centralisation, au recensement des votes  et à la vérification des opérations de décompte des suffrages.

Serge Aimé BIKOI

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