Grève des enseignants : la volte-face des fonctionnaires de l’éducation

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56 enseignants indignés au rang desquels figurent 49 femmes et 7 femmes ont recouvré leur liberté dans la nuit du 2mars 2018. C’était après 4 jours d’incarcération dans les geôles du commissariat central numéro 1 pour certains et dans celles de la Direction régionale de la police judiciaire pour d’autres. Aussi ont-ils été entendus et exploités au Groupement spécial d’opérations  (Gso). Avant la phase de la libération, ces 56 enseignants ont rédigé une lettre manuscrite en signe de mea culpa adressé à l’État du Cameroun via le Délégué général à la sûreté nationale.

56 enseignants indignés au rang desquels figurent 49 femmes et 7 femmes ont recouvré leur liberté dans la nuit du 2mars 2018. C'était après 4 jours d'incarcération

Sous la bannière des enseignants désolidarisés du nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun, ces seigneurs de la craie, interpellés le 27 février 2018 lors du sit-in au ministère des Finances  (Minfi), ont fait amende honorable. Ils reconnaissent, dans cette lettre, avoir désinformé l’opinion publique nationale et internationale quant au nombre d’enseignants arrêtés. Ils sont au nombre de 56 au total comparativement à l’effectif de 300 avancé par ces derniers dans les mass médias et sur les réseaux sociaux. Ils reconnaissent, dans la même veine, avoir désinformé l’opinion publique nationale et internationale sur les résultats réels obtenus des travaux  (toujours en cours) du comité ad hoc chargé d’apporter des solutions durables aux problèmes de prise en charge des lauréats Ens (École normale supérieure), Enset (École normale supérieure de l’enseignement technique) et la gestion de leurs carrières. Aussi précisent-ils avoir diffamé les membres du collectif des enseignants indignés du Cameroun et les membres du gouvernement au sujet des 23 millions de Fcfa et un véhicule reçu par chacun des membres dudit  collectif.

Pourtant, ces membres du nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun ont fait parvenir, le 5 février 2018, une correspondance au président de la République, où ils réclament, entre autres, le payement des arriérés de salaire  (au moins 25mois), le payement des rappels des indemnités de non-logement,  des rappels de prime d’évaluation et d’enseignement, des rappels d’avancement, la fin de l’accumulation des arrêtés d’avancement où certains enseignants font 17ans de service sans aucun arrêté d’avancement. Jusqu’ici, aucune mesure n’a été prise par le gouvernement pour répondre aux préoccupations soulevées par le nouveau collectif des enseignants indignés.

Serge Aimé BIKOI

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