Grève des enseignants : Les manifestants félicitent la bonne sortie de crise

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Satisfait de la libération de tous leurs collègues, le Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun met fin au mot d’ordre de grève.

Le ministrSatisfait de la libération de leurs collègues, le Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun met fin au mot d’ordre de grève.

Ernest Ngalle Bibehe.

Avant la publication du décret du chef de l’Etat (le 2 mars 2018), remaniant le gouvernement, le ministre des Enseignements secondaires, a résolu la grogne qui secouait le milieu éducatif. Jean Ernest Ngalle Bibehe (nouveau ministre des Transports) a rencontré le 2 mars courant, les membres du Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun. La rencontre a permis de prendre «connaissance des mesures prises par le gouvernement de la République dans la recherche des solutions aux problèmes par nous soulevés, relatifs au traitement des dossiers et aux conditions salariales des enseignants et des conseillers d’orientation», lit-on dans le communiqué de ce 2 mars signé du porte-parole dudit collectif, Bouayelihiki William.

Ce même vendredi, à 23h, tous les 56 enseignants, soit 49 hommes et 7 femmes, ont été libérés. Les membres du Nouveau collectif remercient le Minsec «pour toutes les démarches entreprises pour obtenir notre libération.» Raison pour laquelle le collectif appelle à la levée «de notre mot d’ordre de grève et de vaquer normalement à nos activités professionnelles.» Il est aussi décidé d’attendre «les résultats du Comité ad hoc interministériel chargé d’examiner les difficultés rencontrées par les lauréats des Ecoles normales supérieures, relativement au traitement de leurs actes de carrière et à leur prise en charge financière ; d’attendre la tenue du forum national de l’éducation

Le Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun s’insurge contre la «désinformation de l’opinion publique nationale et internationale au sujet du nombre d’enseignants interpellés pendant le mouvement d’humeur des 27 et 28 février 2018, qui est de 56 au lieu de 300 relayés par certains médias et les réseaux sociaux.» Toujours parmi les résolutions, les enseignants décident de «mettre fin à compter de ce jour, à l’existence du Nouveau collectif des enseignants indignés du Cameroun ; de fermer tous les comptes Facebook et Whatsapp y relatifs.» Il faut dire que les enseignants étaient accusés d’avoir, eux-mêmes grossir le nombre de personnes interpellées. Raison pour laquelle le Nouveau collectif a adressé, le 1er mars 2018, un « Mea culpa » au Délégué général à la Sûreté nationale, Dgsn. Dans leur lettre, les enseignants ont reconnu les faits de : «trouble à l’ordre public; désinformation de l’opinion publique nationale et internationale au sujet du nombre d’enseignants interpellés qui est de 56 (49 hommes et 07 femmes… Suite à la reconnaissance de ces faits, nous sollicitons notre mise en liberté et l’abandon de toutes poursuites judiciaires, professionnelles.» Le Dgsn a répondu en relaxant tous les enseignants. Quant aux revendications, les réponses gouvernementales ont commencé à tomber le 28 février courant.

Daniel NDING

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