Grève des enseignants : les premiers fruits du dialogue avec le gouvernement

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Ce mercredi, 28 février 2018, s’est tenue une concertation entre au moins cinq membres du gouvernement et des corporations syndicales des enseignants au ministère de l’Enseignement supérieur. Au terme de cette assise de près de 12h de temps, des résolutions et recommandations ont été prises.

La première résolution consiste en l’intégration des instituteurs vacataires ou contractuels du secondaire avec 1003 dossiers initiés.  La 2ème résolution est relative au recrutement des enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur. En effet, 6000 maîtres des parents sont convertis en instituteurs contractuels. C’est pour une ardoise de 1.282.620.698 Fcfa pour avance de solde, 824.399 444 Fcfa de prise en charge définitive. Et 23.932.095 466 Fcfa de payement effectif des rappels.

La 1ere résolution consiste en l'intégration des instituteurs vacataires ou contractuels du secondaire avec 1003 dossiers initiés. Les enseignants

La 3ème résolution a trait à une dotation de 1.250.000.000 Fcfa, laquelle est prévue pour le cycle primaire tandis que 1051 enseignants ont été déployés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest Cameroun en l’espace de deux mois. La 4ème résolution concerne le giron de l’enseignement supérieur, où il a été décidé le recrutement des titulaires de Doctorat Phd dans les universités d’État. Ces derniers jours, une première vague a été recrutée dans les universités de Douala et de Yaoundé 2-Soa.

25 mois d’arriérés de salaire

En rappel, les revendications des enseignants des cycles primaire et secondaire, dont une fourchette de solutions a été trouvée, avaient été, pour la quasi-totalité, posées lors des premières assises du comité interministériel créé à la suite de l’enclenchement de la crise anglophone en octobre 2016. C’est donc la 7ème session du comité interministériel chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants, qui s’est tenue cette fin de mois de février 2018. C’était sous les auspices du  ministre de l’Enseignement supérieur  (Minesup), chancelier des ordres académiques, et en présence du représentant du Premier ministre et des ministres de l’Éducation de base (Minedub), des Enseignements secondaires  (Minesec), du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle(Minefop) et de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra).

Rappelons, dans la même veine, que près de 200 enseignants manifestants ont été, le 27 février 2018, arrêtés sur le site du Minefi en situation d’orchestration d’un débrayage et de revendication de plus 25 mois d’arriérés de salaire, -cette revendication n’a pas encore été abordée dans les échanges-. C’est entre autres des récriminations formulées par les seigneurs de la craie. Ils sont toujours incarcérés dans les geôles du Groupement spécial d’opérations (Gso), pour exploitation, ainsi que dans les cellules de la direction régionale de la police judiciaire de la région du Centre. Aussi une autre concertation entre les syndicats des enseignants et le gouvernement est-elle prévue le 2 mars 2018, l’enjeu étant l’exigence de la libération inconditionnelle des enseignants molestés et arrêtés en début de semaine.

Serge Aimé BIKOI

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