Insécurité : Le fils de Yimga Moussa injecté au pétrole

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C’est un calvaire apparemment sans fin pour Yimga Moussa. Le fils du président de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel  pour la lutte contre la pauvreté  (Anosilp) a été injecté au pétrole dans les veines par des  individus non-identifiés. Le drame s’est produit au domicile familial. Les hommes armés et cagoulés disaient être en mission pour en découdre avec ses parents malheureusement absent à leur passage. Aujourd’hui, interné à l’hôpital général de Yaoundé, la vie du jeune Abel est en danger.

Le fils du président de l'association nationale des opérateurs du secteur informel  pour la lutte contre la pauvreté, Yimga Moussa, a été injecté au pétrole

Yimga Moussa au chevet de son fils Abel.

Douleurs atroces aux quatre membres, douleur dans le dos, aux veines et à la poitrine avec un estomac qui brûle, un garçon qui crie des paroles qui sortent à peine de la bouche. Le jeune Abel, 20 ans, vit cet enfer depuis le 17 février dernier, jour où, raconte-il, des hommes armés et cagoulés lui ont injecté du pétrole à défaut d’assassiner ses parents absents. Allongé sur son lit d’hospitalisation couvert d’un drap blanc, perfusion au bras gauche et voix à peine audible, l’adolescent relate son calvaire: «Samedi dernier (17 février 2018, Ndlr), au moment où j’étais seul à la maison dans l’après- midi, quatre hommes sont subitement entrés à la maison, ont demandé où se trouvait papa et m’ont menacé en me faisant savoir qu’ils sont venus chercher papa. Après, ils m’ont arrêté et m’ont injecté du pétrole. Je suis tombé inconscient par la suite».

En réalité, Yimga Moussa dit être depuis longtemps «à couteaux tirés avec des autorités au sujet du remboursement des 4 milliards de Fcfa des adhérents au programme international d’encadrement et d’appui aux acteurs de développement», lequel a fait faillite en 2011. Il estime d’ailleurs qu’il était la vraie cible. Son fils s’est retrouvé «juste au mauvais endroit et au mauvais moment».  Interpellé et gardé- à- vue régulièrement pour des grèves relevant de la défense des opérateurs du secteur informel,  Yimga Moussa dit craindre pour sa sécurité aujourd’hui. En attendant trouver une protection, le père d’Abel et Abel lui-même sont toujours internés à l’hôpital général de Yaoundé. Pour quelle durée? Difficile de savoir tant l’État de santé du jeune Abel reste très préoccupante.

Serge Aimé BIKOI

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