Mekoezer Dooh : «Le défrisant peut à la longue causer le cancer»

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Promoteur du Concept Store Kitoko House au Cameroun, Mekoezer Mbella Mbella Dooh est aussi le représentant exclusif, en termes commercial de toutes ces cinq marques allemandes sur tout le continent africain. Il a initié un séminaire de formation gratuit des coiffeurs, du 18 au 22 février 2018 à la salle Saphir à Douala. Une formation animée par le Portugais Dominic Mirao Belo. Célèbre coiffeur et styliste, ce directeur artistique de la marque Keen est venu mettre à jour le savoir-faire des coiffeurs locaux. Préparation model, style tendance + lissage, coupe et coloration basique, spécial blond+ tons pastel et couleurs trend… sont quelques modules de la formation. Dans cette entretien, le promoteur, Mekoezer Mbella Mbella Dooh revient sur les raisons de la formation, le danger du défrisant…

Promoteur de Kitoko House, Mekoezer Dooh déconseille l'usage du défrisant qui "n’est pas bon pour la santé. A la longue on perd les cheveux, et il y a

Mekoezer Mbella Mbella Dooh.

Qu’est-ce qui vous a motivé Mekoezer Mbella Mbella Dooh a organisé cette formation ?

La formation parce que c’est mon point de vue personnel, mais quand je vois la plupart des coiffeurs qui arrivent dans mon salon et me posent la question de savoir à quoi sert un produit, je vois qu’il y a un déficit. Je ne suis pas coiffeur, je suis certes homme d’affaires, mais je sais le minimum sur un produit. Mais si un coiffeur qui est professionnel prend un produit et ne sait pas ce que s’est, alors qu’il y a la notice dessus, ça veut dire qu’il y a un gros problème. Pendant la formation ils vont apprendre à utiliser le produit.

Comment avez-vous sélectionné les participants à la formation ?

On tient compte du niveau des prestations fournies par les salons. Malheureusement tous n’adhèrent pas parce que le salon de coiffure au Cameroun n’est pas que le coiffeur. Il y a d’abord le promoteur, le propriétaire du salon, puis les coiffeurs. Pourtant la base d’un salon c’est le coiffeur. Et beaucoup de propriétaires de salons ne comprenaient pas pourquoi un coiffeur va aller en formation. C’est que le propriétaire regarde d’abord le manque à gagner, pourtant faire une semaine de formation, il y a un gain, mais dans le temps. Une mise à jour est toujours bien. Comme ils n’adhéraient pas, j’ai laissé donc ouvert. Que ce soit la coiffeuse du quartier qui n’a pas de salon, que ce soit le petit salon du quartier, à partir du moment où c’est gratuit, je n’ai plus sélectionné. J’ai laissé ouvert à tout le monde.

Mr. Mekoezer Dooh vous avez dit qu’il n’y a qu’une race de cheveux, ce qui diffère des types de cheveux. A quel niveau se situe la différence ?

Si le cheveu doit être considéré comme une race, déjà en termes d’être humain, il n’y a pas plusieurs races. Il y a une seule race humaine, homo sapiens sapiens. Les cheveux c’est pareil. Nous portons tous le même cheveu mais c’est le type qui diffère. On dit le cheveu, pas le cheveu africain… L’approche qu’on peut avoir pour traiter un cheveu dépend de la technicité du coiffeur et la qualité des produits qu’il utilise. Raison pour laquelle je vous expliquais qu’on peut avoir les cheveux crépus et, après avoir des cheveux lisses. Donc il faut utiliser le produit qui permet de lisser les cheveux, sans passer par un défrisant.

Pourquoi pas le défrisant ?

Chez moi je ne vends pas les défrisants. Chez moi c’est la base parce que dans le défrisant, vous avez des produits qui sont interdits et je ne vends pas ce genre de produits. Les produits que je vends sont fabriqués en Europe, qui respecte cette norme assez drastique en termes de produits cosmétiques. Le défrisant n’est pas bon pour la santé. A la longue on perd les cheveux, et il y a le risque du cancer derrière. Au Cameroun, j’ai monté cette structure -Kitoko House- pour pouvoir distribuer ces produits aux coiffeurs et à la population camerounaise. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, c’est à la bourse de tout le monde. J’ai fait une étude de marché. Quand je vois par exemple qu’on vend un shampooing en supermarché à 7000 Fcfa, et que je puisse en vendre un à 6.500 Fcfa, et qui est de qualité professionnelle, je pense que je suis moins cher. J’essaie de faire en sorte que les prix qui sont pratiqués en Europe soient les mêmes au Cameroun, parfois avec 1euro en moins

Recueillis par Valgadine TONGA

 

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