Formation : Maloko inaugure son nouveau site

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La 3ème édition du concept Maloko s’est tenue à Bonassama cette année sous le thème Somewhere.

En l’absence totale des ressources financières, de l’accompagnement des encadreurs des promoteurs et des autorités culturelles, ces jeunes ont démontré une fois encore, si besoin est, que l’avenir d’une nation se fait avec leur contribution, leurs initiatives et leur intelligence. «Nous avons eu beaucoup de promesses qui n’ont rien donné. Mais ça ne nous dérange aucunement. Nous sommes habitués à ça. Certains volontaires nous ont laissé tomber au dernier moment faute de motivation. Et c’est bien dommage malheureusement. Nous sommes un groupe de jeunes, et notre projet c’est de créer un espace où les jeunes viendront exprimer tout au long de l’année, leur talent et leur savoir-faire. Nous voulons aussi, avec la connaissance et le back-ground des artistes comme Kuelion, Stéphane Eloundou, Alain Timba, des graphistes et plusieurs autres, transmettre des savoir-faire, et pourquoi pas, des savoir-être à ces jeunes qui n’ont pas d’avenir» affirme Bétina Pouassom, photographe, administrateur de projet et membre du collectif du concept Maloko. Mus par le dynamisme, et l’esprit vif, ces jeunes ont, pendant trois jours soit du 9 au 11 février, redonné vie à l’ancien abattoir du marché de Bonassama.

La 3ème édition du concept Maloko s’est tenue à Bonassama cette année sous le thème Somewhere. En l’absence totale des ressources financières,

«Le flambeau de la culture artistique»

Pour ce qui est du choix des dates de la célébration, Stéphane Eloundou explique : «Le choix de la semaine de la jeunesse n’est pas gratuit. Le cadre, la décoration et les activités se veulent jeunes. Cependant, la jeunesse allant de 7 à 77 ans, même les plus âgés se sentiront dans leurs univers, étant entendu que c’est d’abord le maloko.» À travers graffiti, décorations picturales, sculpture, artisanat, sport danse et musique, le Maloko veut s’imposer désormais comme un rendez-vous annuel de jeunes. «Notre projet du somewhere est de transmettre nos valeurs aux plus jeunes qui doivent porter nos valeurs demain et tenir allumé le flambeau de la culture artistique», soutient Timba Toko Alain, artiste plasticien et technicien d’art

La particularité de cette édition d’après le propos de l’artiste Alain Timba réside dans l’inauguration officielle du nouveau site qui est une dotation de la chefferie de Bonassama. Si les deux premières éditions ont connu beaucoup de douleur dans la célébration en raison d’un site stable, la 3ème se célèbre avec fierté et ‘‘zénitude’’. D’où son nom de baptême : Somewhere. Qui, d’après Stéphane Eloundou, artiste plasticien, l’un des initiateurs du concept : «L’initiative du Somewhere Maloko réside sur une pensée, une logique dont le but est de retranscrire l’idée du jeu qui en langue Duala signifie Maloko.  Somewhere parce que désormais, nous avons notre site, ce qui n’était pas le cas avec les deux premières éditions. »

Parmi les activités, nous explique Bétina Pouassom, « La lutte traditionnelle africaine, le défilé de mode avec comme designer think my cloth (Tmc), le sweet et le sport wear, le tour vélo avec les enfants dans le site de l’événement, le scrabble, le jeu d’échec, les contes africains tous les soirs autour d’un feu. Nous avons aussi connu la présence de l’éclosion de Bonassama. Il s’agit des enfants qui veulent nous surprendre sur une brochette d’activités diverses. Nous avons également eu la course des kayacs, la lutte traditionnelle, le défilé de mode, les danses traditionnelles et urbaines. Mais il y a surtout la décoration plastique et des graffiti.» Somewhere Maloko se veut donc, selon les organisateurs le lieu par excellence de la foire et des expositions, où promoteurs d’événement, artistes et autres, pourront utiliser pour leurs événements culturels artistiques.

C.R.E.

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