Conseil constitutionnel : Présentation des onze entrant

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Clément Atangana nommé Président du Conseil constitutionnel. Un décret du Président de la République signé ce mercredi, 7 janvier 2018 érige le magistrat à la retraite à une position de pouvoir et d’autorité d’une instance qui compte 11 membres, dont 5 anciens ministres de la République, deux ancien gouverneurs de régions, des universitaires pour la majorité Juristes et spécialistes des sciences sociales.

Le chef de l’Etat nomme à la tête du Conseil, Clément Atangana. Paul Biya a signé un autre décret convoquant le corps électoral pour les sénatoriales.

Atangana Clément.

Le Conseil constitutionnel du Cameroun sort des fonds baptismaux avec la nomination de son tout premier président, en la personne de Clément Atangana, 77 ans, magistrat à la retraite, redevenu avocat depuis lors. Ancien président de la Commission nationale de recensement général des votes pour les élections législative et présidentielle en 1997, Clément Atangana est un habitué des élections au Cameroun. Celui qui est né en 1941 à Ekoumeyek dans l’arrondissement de Ngomedzap, département du Nyong et Soo, région du Centre, est un magistrat hors-hiérarchie ayant roulé sa bosse dans la magistrature camerounaise. Qu’il intègre à sa sortie de l’Ecole nationale d’administration de Yaoundé en décembre 1968. Ce fils du Nyong et Soo a été, tour à tour, juge d’instruction au tribunal de Première instance de Nkongsamba, Président des tribunaux d’instance à Eseka, Bafia, Mora et Sangmelima.

Clément Atangana a été aussi Président du Tribunal hors-classe de Yaoundé, Directeur adjoint des affaires judiciaires et du sceau au ministère de la Justice, Procureur général près la Cour d’appel du Nord, Président de la cour d’appel du Centre, conseiller à la cour suprême et Président de la chambre administrative de la cour suprême. C’est donc à un habitué des proclamations des résultats électoraux qu’incombe la charge de veiller sur les votes des Camerounais convoqués dès le 25 mars 2018 à l’élection des sénateurs. 11 membres dont 5 anciens membres du gouvernement vont l’accompagner dans la réalisation de cette besogne. Emmanuel Bonde, Lekene Donfack, Jean-Baptiste Baskouda, Joseph-Marie Bipoun Woum et Foumane Akame.

 Le onze entrant du Conseil constitutionnel obéit à la logique de l’équilibre régional, mieux à celle des équilibres sociologiques tant Paul Biya a trouvé, au moins, un représentant dans chaque aire régionale. Cependant, la région du Centre s’en tire avec deux membres, à l’instar de C. Atangana et de J.M. Bipoun Woum. L’ossature de cette instance est idéologiquement marquée puisque 10 membres sont membres du parti au pouvoir. Il n’y en a qu’un seul qui est cadre de la principale formation politique de l’opposition camerounaise, en l’occurrence le Social democratic front(Sdf). Il s’agit du Prof Chodji Nkwi, Anthropologue, actuellement enseignant au département d’Anthropologie de l’école catholique de Bamenda. Il est membre du shadow cabinet du Sdf. Si les équilibres sociologiques sont minutieusement respectés, il n’en est pas le cas pour les équilibres de genres. Et pour cause: les femmes sont faiblement représentées dans cet appareil. Seule une femme sur 11 a eu l’insigne honneur d’être nommée. Mme Florence Arrey, magistrate à la Cour d’appel du Sud-Ouest Cameroun.

Serge Aimé BIKOI

 

 

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