Imbroglio : Vérités et contre-vérités sur « l’exclusion » de Kah Walla du Cpp

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Le Cpp réagit à la décision d’exclusion d’Edith Kah Walla et des cadres de la formation politique dont elle tient les rênes depuis plus d’une décennie. Cette décision du Président d’honneur du Cameroon people’s party, Tita Fon, a été rendue publique ce 24 janvier 2018. A cause de ce pavé dans la marre, le Secrétaire général du Cpp vient de faire une mise au point. Question de battre en brèche cette décision d’exclusion jugée « sordide », « infondée » et « alambiquée ».

Le Cpp réagit à la décision d'exclusion d’Edith Kah Walla et des cadres de la formation politique dont elle tient les rênes depuis plus d'une décennie.

Franck Essi, Sg du Cpp.

Suite à des articles de presse relayant, depuis ce jeudi, 25 janvier 2018, les propos de  Tita Fon, fondateur et jusqu’ici Président d’Honneur du Cpp, articles de presse sanctionnant Edith Kah Walla et une fourchette de cadres de ce parti politique, le Secrétariat général  du Cpp (Cameroon people’s party) tient à apporter des clarifications. «En effet, aucun organe du Cpp, à ce jour, n’est suspendu. Encore moins les responsables des structures de base tout comme des organes de coordination. Aucun/e candidat/e à une quelconque élection n’a été investi. La procédure d’investiture, dans cette formation politique de l’opposition, se fait soit par consensus, soit par des primaires internes au sein du parti. C’est notamment ce qui s’est passé en 2011 pour l’élection présidentielle et en 2013 pour les élections couplées municipales et législatives.»

«Campagne de désinformation»

Par ailleurs, ajoute Franck Essi, auteur du présent communiqué, «le Cpp n’a aucune alliance avec le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) et n’en a jamais eu à notre connaissance». Par conséquent, quiconque l’affirme est «manifestement partie prenante d’une grossière campagne de désinformation. Le Cpp est membre de la plateforme Stand up for Cameroon/Debout pour le Cameroun au sein de laquelle il travaille pour la réalisation d’une Transition Politique Démocratique dans notre pays». A toutes fins utiles, le Secrétaire général dudit parti présente quelques extraits des statuts du parti relatifs à certaines informations qui pourraient semer le trouble. Pour ce qui est de la prise de décision et de l’investiture aux élections, l’article 21 des statuts du Cpp est clair : «En tant qu’organe central de premier ordre, les missions du Congrès sont les suivantes :

-il délibère et statue sur toutes les questions importantes relatives aux orientations politiques, idéologiques et doctrinales ;

-il délibère et statue sur toutes les questions relatives aux structures, à l’organisation et à l’action du Parti ;

-il se prononce sur toutes les questions liées aux activités du parti. En tant que structure rassemblant tous les trois ans les forces vives du parti, il sanctionne le rapport d’activités du parti ;

-il investit le/la candidat(e) du Parti à l’élection présidentielle ;

-il valide les listes de candidature présentées aux élections nationales et locales transmises par le biais des Coordinations Régionales ; lesdites listes devront prendre en compte les principes d’égalité, de légalité, de la non-discrimination et de l’engagement politique des candidats sur le terrain. L’établissement des listes de candidats titulaires et leurs suppléants doit s’efforcer de veiller à la représentativité nationale en tenant compte de la diversité géographique et sociologique de la nation camerounaise ».

Étant donné que le «Cpp respecte les journalistes et les médias camerounais»,  Franck Essi prie de demander à toute personne qui fait des déclarations au nom de cette entité politique de présenter les décisions du parti y afférentes. En tant que journaliste, poursuit Essi, il est idoine de «s’assurer de la véracité des documents et de toute information avant publication. Ayons le respect pour nos institutions respectives. Le Cpp reste ferme et constant dans la poursuite de l’objectif primordial pour le Cameroun à ce stade qui est celui de la Transition Politique. Nous prendrons évidemment toutes les dispositions internes pour mettre un terme à toute action qui crée une distraction par rapport à l’atteinte de cet objectif».

In fine, le parti dont Kah Walla tient toujours les rênes demeure «la force progressiste des camerounais/es, déterminée à conduire les catégories sociales à ce Cameroun leader dont elles rêvent toutes». Aussi exige-t-il aux uns et aux autres de ne pas se laisser distraire par des «actes et manœuvres de manipulation de toutes sortes

Serge Aimé BIKOI

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