Affaire Miss Cameroun 2018 : Les parties se déchiffrent

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Alors que le président du jury de l’élection Miss Cameroun 2018 réfute les accusations de fraude, le conseil de la partie adverse dénonce une «association de malfaiteurs».  

Alors que le président du jury de l’élection Miss Cameroun 2018 réfute les accusations de fraude, le conseil de la partie adverse dénonce une «association de malfaiteurs».

Caroline Biloa Kounou.

La guerre des communiqués est enclenchée dans l’affaire Biloa Kounou Caroline contre Comica, Mme Amougou, Abate et autres. Alors que le conseil de l’accusation représentée par le Cabinet Essimi vient de saisir le tribunal de Grande Instance de Yaoundé pour annulation de l’élection Miss Cameroun 2018, le Comica sort de sa réserve. En fait, c’est le président du jury de ladite élection qui s’est exprimé via sa «Mise au point du jury du concours Miss Cameroun 2018».

Dans son document, Daniel Claude Abate ponctue : «Le jury de la finale Miss Cameroun 2018 rejette en bloc les accusations de la candidate N°20. Le jury réfute particulièrement avec force l’insinuation selon laquelle il y aurait eu dans cette édition la moindre fraude ou manœuvre obscure de nature à influencer ou à modifier de quelque manière que ce soit le résultat final en faveur ou en défaveur d’une quelconque candidate ou groupe de candidat.»   Pour conclure son argumentaire, Daniel Claude Abate signe : «Au regard du déroulement du processus de sélection des candidatures que le jury a contrôlé de main de maître de bout en bout,  ces accusations ne peuvent relever que de faits survenus dans une cérémonie imaginaire.» La réponse de la partie adverse  ne s’est pas faite attendre.

Me Georges Essimi du Cabinet Essimi a saisi la balle au bond. Dans sa correspondance adressée à Claude Abate, l’avocat se dit de prime abord «fort étonné que le choix de présider le jury…ait été confié à une personnalité du monde des affaires comme vous, alors que sous d’autres cieux, cet exercice fort difficile est l’apanage d’hommes de culture, des arts et de la mode.» Selon lui, «la tricherie et la fraude qui ont  été servies en direct aux téléspectateurs sont justement la conséquence que le jury était présidé par une personne qui n’était pas à sa place.» Le conseil de Caroline Biloa Kounou va plus loin. Et taxe les mis en cause d’ «association de malfaiteurs agissant en bande organisée.»  Sur note d’ironie, Me Georges Essimi conseille à Claude Abate de «constituer un avocat pour assurer la défense de vos intérêts dans toutes les procédures qui ont déjà été ou qui seront engagées contre vous.»

Alors que le président du jury de l’élection Miss Cameroun 2018 réfute les accusations de fraude, le conseil de la partie adverse dénonce une «association de malfaiteurs».

Caroline Nseke, la Miss Cameroun contestée.

Le Comica maîtrise bien l’art du scandale. Mais celui-ci fait couler beaucoup d’encre à travers le monde. Des observateurs notent déjà que la candidature de Caroline Nseke, la Miss contestée, aurait dû être rejetée. La raison, elle ne réside pas au Cameroun, comme l’exigent les conditions de participation au concours. Sur sa page Facebook, la chanteuse Chantal Ayissi n’a pas mâché ses mots. «De la Suisse jusqu’au Cameroun ? Il faut vraiment arrêter avec le faux. Non, trop c’est trop !!! Je vous donne 24h pour annuler tout. Après ce qui s’est passé en Suisse ? Non  stop avec les magouilles. D’abord pourquoi faire venir une qui vit en Suisse alors qu’il y a de belles filles et intelligentes intellectuelles au Cameroun…Je vous donne 24h. Qu’elle démissionne d’elle-même.» Tel que le feuilleton est parti, le générique de fin n’est pas prêt à défiler.

Valgadine TONGA  

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