Transition : La succession de Ni John Fru Ndi au cœur des joutes du Nec

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L’éventuelle succession à la tête de la principale formation politique de l’opposition camerounaise a été posée lors des assises du Nec qui se sont tenues les 13 et 14 janvier 2018 à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest-Cameroun.

Pour la première fois, le débat sur le renouvellement de la classe dirigeante du Social democratic front a été le nœud des discussions au cours des assises du National executive committee. Pendant cinq heures de temps dans la nuit du dimanche 14 janvier 2018 dans la résidence du Chairman Ni John Fru Ndi, le point focal lié à l’éventuelle succussion du leader du Sdf a nourri les joutes parfois passionnées, parfois controversées entre les partisans du maintien du leader national à la tête de cette formation politique et les opposants à cette idée novatrice. Les discussions ont tellement achoppé sur ce point saillant que les cadres n’ont pas accordé leurs violons autour de l’option ou non pour la transition politique dans les rênes de cette entité politique.

L'éventuelle succession à la tête de la principale formation politique de l'opposition camerounaise a été posée lors des assises du Nec qui se sont tenues les 13 et 14 janvier 2018

D’ailleurs, selon des sources crédibles internes audit parti, une nouvelle assise du comité exécutif national se tiendra dans trois semaines à nouveau à Bamenda sur ledit point. Ce sera 14 jours avant la tenue du prochain congrès ordinaire. Les assises auront lieu les 22, 23 et 24 février 2018 dans la capitale régionale du Nord-Ouest. C’est après au moins deux reports que les dates dudit congrès sont finalement connues en raison de la crise anglophone, dont les répercussions sont toujours prégnantes dans les zones anglophones du pays. C’est donc au cours dudit congrès que l’on saura si l’alternance est, en réalité, à l’ordre du jour. Pour l’instant, le Sdf annonce sa participation aux consultations électorales de cette année et n’envisage aucune logique de boycott bien que la crise anglophone soit d’actualité.

Crise anglophone

 Depuis 27 ans que le Sdf est créé, c’est la première fois que les assises du Nec durent 48 heures à Bamenda dans le souci de tabler autant sur les questions internes que sur les sujets brûlants de l’actualité courante. Justement autres sujets non des moindres débattus, la condamnation, une fois de plus, de la gestion qualifiée de calamiteuse de la crise anglophone par le Président de la République et son gouvernement. L’on se souvient que lors de la session parlementaire de novembre 2017, les parlementaires Sdf ont exigé, en vain, de poser sur la table des débats la crise anglophone. Ces derniers prévoient, d’ailleurs, créer des turbulences au cours de la prochaine session de mars 2018 au sein de l’hémicycle de Ngoa Ekellé à la configuration des concerts tonitruants faits à la dernière session sous la bannière du blocus des travaux.

Aussi l’arrestation du Président de la république fantôme de l’Ambazonie, Julius Ayuk Tabe et de neuf membres de son gouvernement a-t-elle fait l’objet d’intérêt au cours des assises du Nec. Mais jusqu’ici, l’on ne sait si les membres des organes dirigeants du Sdf sont pour ou contre l’extradition de ces leaders anglophones interpellés dans la nuit du 5 janvier 2018 à Abuja, capitale du Nigéria. Les résolutions du communiqué final sanctionnant la fin des assises du comité exécutif national permettront à l’opinion publique nationale et internationale de savoir quelle option le Sdf a spécifiquement choisie quant à l’arrestation de ces activistes sécessionnistes.

Tous les cadres des organes dirigeants étaient bien présents auxdites assises, en l’occurrence, les Sénateurs Jean Tsomelou, Secrétaire général du Sdf, Etienne Sonkeng, les députés Josua Osih, premier vice-Président national, Joseph Banadjem, Président du groupe parlementaire Sdf à l’Assemblée nationale, Me Joseph Mbah Ndam, vice-Président à l’Assemblée nationale,  Jean-Michel Nintcheu, Président régional du Sdf pour le Littoral, Jean Takougang, membre du shadow cabinet, Emmanuel Ntonga, Président régional du Sdf  le pour le Centre. Seule absence remarquée le député du Bui Joseph Wirba, dont les positions sur la crise anglophone sont restées véhémentes à l’égard du régime en place, lequel s’obstine à ne pas régler le contentieux anglophone.

Serge Aimé BIKOI

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