Enseignement : Les instituteurs contractuels maintiennent la grève

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La grève à l’échelle nationale, lancée par le Syndicat des instituteurs contractuels n’est pas observée par tous les enseignants.

Elle a débuté le lundi 8 janvier 2018. La grève convoquée par le Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents du Cameroun (Snicomp) est en cours dans les écoles primaire et maternelle publiques du territoire national. La consigne donnée aux enseignants est de venir à l’école mais de ne pas dispenser les cours. Nkili Efoa est enseignant des écoles primaires et responsables de la communication du Syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles normales (Snuipen, aussi en grève, ndlr). Joint au téléphone, il nous explique que les instituteurs contractuels demandent leur intégration à la fonction publique.

«Leurs dossiers traînent depuis très longtemps et ils demandent qu’on les intègre comme fonctionnaire parce qu’ils sont régis par le code du travail, allègue Nkili Efoa. Le motif principal de la grève c’est le problème de l’intégration des instituteurs contractuels. Les autres sont connus, notamment le paiement des frais de transport lorsqu’on les affecte, le problème du paquet minimum, du crédit de fonctionnement et même le problème de vacation aux examens». S’agissant des vacations au Cep et au concours d’entrée en 6ème, Nkili Efoa fait savoir que «le Premier Ministre avait signé un décret en 2010 qui avait revalorisé les vacations. Mais depuis 2010, on ne paie pas ces vacations comme l’a recommandé le Premier Ministre.» Voilà en gros ce qui pousse les enseignants à entrer en grève.

La grève à l’échelle nationale, lancée par le Syndicat des instituteurs contractuels n’est pas observée par tous les enseignants.

La grève ne fait pas l’unanimité.

4000 instituteurs

Le mouvement n’est cependant pas suivi par tous. «L’administration qui ne veut pas résoudre les problèmes est répressive, argue l’interlocuteur. Et d’enchaîner, il y a les inspecteurs d’arrondissements qui sont sur le terrain. On leur a donné pour instruction de prendre les noms de tous les enseignants qui vont faire grève. Beaucoup font grève mais je ne vais pas vous dire que tout le monde suit le mouvement. Beaucoup d’enseignants ne sont pas syndiqués, et c’est la peur qui les pousse à ne pas suivre le mot d’ordre

La grève entamée depuis lundi 8 janvier courant est illimitée. Condition de la levée du mot d’ordre, «le Premier ministre doit signer le décret qui échelonne les modalités d’intégration de tous les instituteurs contractuels, au moins que le problème des instituteurs soit résolu, en attendant de voir les autres.» Ce sont près de 4000 instituteurs qui sont en attente d’intégration.

Valgadine TONGA  

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