Sécessionnisme : Julius Ayuk Sisiku Tabe et huit autres séparatistes arrêtés

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Un communiqué signé d’un fameux «gouvernement par intérim d’Ambazonie» en date du 6 janvier 2018 renseigne que leur président, Ayuk Sisiku Tabe a été arrêté le 5 janvier courant. Le président des séparatistes et ses collaborateurs, donc huit ont été interpellés le 6 janvier 2018. Ledit gouvernement dit condamner «fermement l’enlèvement illégal de Sisiku Julius Ayuk Tabe et de huit autres fonctionnaires par les hommes armés de la République du Cameroun vers 19h30 à Nera Hotels, (Ekwueme Road) à Abuja, Nigéria, en janvier 5 2018.» Cet «enlèvement criminel et illégal», indique la note est «survenu lors d’une réunion présidée par Sisiku Julius Ayuk Tabe. L’enlèvement a été perpétré par des agents de sécurité de la République du Cameroun qui se sont infiltrés au Nigéria

Le président des séparatistes et ses collaborateurs, donc huit ont été interpellés le 6 janvier 2018. Le "gouvernement" dit de l’Ambazonie affirme condamner

Ayuk Julius Tabe

Parmi les personnes interpellées, Julius Sisiku Ayuk Tabe, Nfor Ngala Nfor (chef du Southern Cameroon national council, Scnc), Fidelis Nde Che, Me Eyambe Elias, Ojong Okongho, Henry Kimeng, Awasum, Cornelius Kwanga, Tassang Wilfried, et Me Nalowa Bih.

Ce coup de force à l’actif du Cameroun est peut-être l’aboutissement de bons rapports entre les deux dirigeants du Nigéria et du Cameroun. On se souvient que le chef de l’Etat Paul Biya avait reçu en audience le 7 décembre 2017, Lawan Abba Gashagar, envoyé spécial du président du Nigéria Muhammad Buhari.

Jeudi 4 janvier courant, trente-neuf personnes soupçonnées d‘être des séparatistes camerounais ont été arrêtées par la police ce jeudi.

«Ce sont des hommes dont l‘âge varie entre 30 et 40 ans. D’après les informations recueillies par le correspondant d’Africanews au Nigeria, ces séparatistes présumés seraient arrivés du Cameroun et vivaient depuis deux semaines dans la région et se sont présentés sous l‘étiquette de réfugiés ayant fui les violences liées à la crise qui frappe les régions occidentales camerounaises d’expression anglaise. Arrêtés par l’armée dans la ville de Nguroje, dans l’Etat de Taraba au Nord-est, les 39 personnes ont été mises à la disposition de la police de Gembu, une ville voisine», raconte le site Africanews.com. En se réjouissant de ses arrestations, les observateurs prônent tout de même la vigilance.

Valgadine TONGA

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