Elections de 2018 : Les jeunes s’investissent autour de Simo

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L’objectif est d’obtenir une augmentation d’au moins 10% du taux de participation aux prochaines élections. Simo est un projet de l’Ong Un Monde Avenir.

L’objectif est d’obtenir une augmentation d’au moins 10% du taux de participation aux prochaines élections. Simo est un projet de l’Ong Un Monde Avenir.

Des animateurs de proximité en réflexion.

Suivre, informer, mobiliser les jeunes. C’est ce que signifie le sigle Simo. Ce projet initié par l’Ong Un Monde Avenir naît d’une étude qu’elle a réalisée en juillet 2016 auprès de 1000 jeunes de Douala.  L’étude portait sur la ‘‘participation des jeunes aux processus électoraux et à la dynamique démocratique’’. Il en ressortait que 43,1% de jeunes enquêtés n’avaient pas l’intention de participer aux prochaines échéances électorales de 2018. Simo est une réponse à cette désaffection des jeunes au jeu démocratique.  Le projet Simo a été mis sur pied depuis le mois d’octobre dernier. «Il est financé par l’ambassade des États-Unis au Cameroun. Nous avons initié ce projet pour sensibiliser les jeunes dans les quartiers, les associations, les églises, les universités, les familles…» indique David Moukoudi, animateur de proximité dans le cadre du projet Simo. Le message envoyé aux jeunes c’est qu’ils «ne doivent plus être réticents. Ils doivent s’intéresser au processus électoral parce que tout le monde doit se trouver sur le fichier électoral

Pour sa mise en application, Simo a recruté une équipe de 24 jeunes des animateurs de proximité. Qui travaillent dans les départements du Wouri et du Moungo, notamment à Nkongsamba 1er. La jeune équipe a suivi, ce jeudi 28 décembre 2017 à Douala, un atelier de renforcement de capacité sur l’animation sociale et sur la communication sociale. Ils en auront grand besoin lors de leurs descentes sur le terrain. Pendant dix mois, ces jeunes devront «aller vers les autres jeunes pour les éduquer, les sensibiliser mais surtout leur donner des informations nécessaires sur le processus électoral, les accompagner à se faire inscrire sur le fichier électoral», précise David Moukoudi. L’objectif escompté n’est pas seulement de susciter le vote des jeunes. «Nous appelons aussi les jeunes à se mobiliser pour demander la modification du code électoral quand ils se rendent compte qu’il est à parfaire

Mohamadou Labaran Awal est animateur de proximité dans l’arrondissement de Nkongsamba 1er. «Je participe au projet Simo parce qu’au Cameroun, le jeune est en retrait de la scène en ce qui concerne le processus électoral. Vous savez qu’on dit aussi que lorsqu’on décide sans toi, on décide contre toi. Ce projet vient donc à point nommé parce qu’il est temps que la jeunesse soit présente sur la table des décisions. Au Cameroun, la plupart des jeunes ont tendance à croire que s’ils participent ou pas, rien ne va changer. Je pense que c’est faux. Une voix peut changer le cours des choses. La jeunesse doit s’impliquer. J’ai appris durant la formation comment communiquer en public. C’est un grand problème parce qu’il faut utiliser le langage qu’il faut. Ça ne sert à rien de contourner quand on s’adresse aux jeunes

Le projet Simo projette une augmentation sensible du nombre de jeunes inscrit dans le fichier électoral des communes concernées par le projet ; une augmentation d’au moins 10% du taux de participation aux prochaines élections.

Valgadine TONGA

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