Développement urbain : 692 hectares en voie de restructuration à Douala

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Le ministère de l’Habitat et du développement urbain et la Maetur ont entamé les opérations de restructuration des quartiers précaires de la ville de Douala.

Le ministère de l’Habitat et du développement urbain et la Maetur ont entamé les opérations de restructuration des quartiers précaires de la ville de Douala.

Jean Claude Mbwentchou.

Au Cameroun, les quartiers précaires représentent 70% des espaces urbains. 6millions de personnes environ sont établies sur ces espaces, soit près de 50%.  Ces révélations sont du ministre de l’Habitat et du Développement durable, Jean Claude Mbwentchou. Il est donc question de penser et d’implémenter une politique pour que les villes camerounaises deviennent des métropoles. Le projet de réalisation des opérations de restructuration/rénovation des quartiers sous-structurés est la réponse qu’apporte le gouvernement. Pour l’étape pilote, les villes de Douala, Garoua et Bafoussam ont été choisies. La phase pilote «aboutira d’une part à la production des documents de traitement des quartiers précaires concernés et d’autres part, à la définition d’un procédé pratique, efficient et partagé pour la réduction, voire l’éradication des bidonvilles au Cameroun», a expliqué le ministre ce mercredi 6 décembre 2017 à Douala, où il présidait la cérémonie de lancement du projet restructuration/rénovation des quartiers précaires de la ville de Douala.

«En ce qui concerne Douala, a poursuivi Jean Claude Mbwentchou, ce projet vient à la suite de l’étude d’identification des quartiers sous-structurés de Douala, menée en 2014 à la suite de laquelle 33 quartiers avaient été identifiés comme sous structurés et sous équipés.» Les travaux concernent les quartiers Cité Berge, Bonaloka, Grand Hangar, Maképè Missokè, Maképè Maturité, Ndogpassi, Sic-cacao, Jourdain, l’Université de Douala. Si les travaux s’appliqueront sur 692 hectares à la fin du projet, il s’agira d’abord de 450 hectares, soit 60% de la ville de Douala.  Les travaux sont réalisés par la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux, Maetur. Son directeur, Louis Roger Manga renseigne à propos que «nos quartiers sont mal organisés. Plus de la moitié de la surface de nos villes doit être restructurée, c’est-à-dire qu’en dehors de construire des quartiers nouveaux tel que Bonamoussadi, il faut rentrer dans le tissu urbain et voir où il y a eu l’habitat spontané et essayer de remonter le niveau de service. Il faut faire quelque chose pour éviter les inondations et un certain nombre de choses.» L’opération va se dérouler par étape. «On commence d’abord par les études, c’est-à-dire qu’il faut comprendre quelle est la situation des gens, quelles sont leurs aspirations parce que c’est d’abord eux que nous avons en objet d’aider. Il y a toute une phase de discussions avec les populations. Ce sont elles qui vont constituer les idées de projets que nous allons chercher à financer, avant de les mettre en œuvre. Ces études vont déboucher sur des programmes qui vont être lancés et ce seront des programmes d’aménagement. L’étude va se dérouler sur dix-huit mois environ mais on ne va pas attendre la fin des études pour lancer les opérations sur le terrain», détaille Louis Roger Manga.

 Les magistrats municipaux sont invités à surseoir aux délivrances des permis de bâtir sur les espaces cibles. Les pouvoirs publics devront également indemniser les éventuels déguerpis et leur trouver des sites de recasement.

Valgadine TONGA

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