Terrorisme maritime dans le Golfe de Guinée : Des experts anti-terroristes en conclave

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Ils pousseront des réflexions en vue d’éradiquer le terrorisme maritime dans le Golfe de Guinée. Ce sera du 5 au 7 décembre dans la capitale ivoirienne.

Leurs stratégies, leurs modes opératoires et leurs motivations passeront au scanner la semaine prochaine en Côte d’Ivoire. Ce sera au cours d’un séminaire sur le terrorisme maritime organisé du 5 au 7 décembre 2017 à Abidjan par l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI). Selon les organisateurs de ces travaux dont les objectifs seront dévoilés à la presse dans la matinée du mardi 5 décembre, le séminaire permettra de dresser l’état des lieux, de présenter les causes et les menaces du terrorisme, ses formes ainsi que les réponses à apporter en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ils pousseront des réflexions en vue d’éradiquer le terrorisme maritime dans le Golfe de Guinée. Ce sera du 5 au 7 décembre dans la capitale ivoirienne.

Soulignons que le terrorisme maritime évolue et revêt des nouvelles formes et modes opératoires plus sophistiqués. Les experts citent entre autres le cyber-terrorisme, les prises d’otages, la piraterie, le détournement de navires suivi des conteneurs. Les terroristes accompagnent leurs opérations de diverses activités criminelles notamment les trafics d’armes, de stupéfiants, de migrants… Pour en parler et tirer des résolutions susceptibles d’endiguer ce phénomène, des intervenants qualifiés en la matière sont attendus la semaine prochaine à Abidjan. Dans les coulisses, on annonce la présence d’Abroulaye Fofana, secrétaire permanent du comité interministériel chargé de l’action de l’état en mer et de Jean-Marc Châtaigner, envoyé spécial pour le Sahel.

Partage de l’information

Selon le document de présentation du séminaire, le «terrorisme maritime semble encore complexe mais se caractérise par la violence des actes, la dimension maritime et des motivations qui sont d’ordre politiques, religieuses… » La réunion de la capitale ivoirienne permettra d’en savoir d’avantage. Tout comme elle devra identifier et rappeler les menaces et risques liés au terrorisme maritime spécifique au Golfe de Guinée.

Les experts anti-terroristes devront repartir du pays des Eléphants avec une vision des dispositifs de lutte contre le phénomène, du cadre juridique en place (conventions internationales, droits internes), des structures existantes en matière de partage de l’information et de coordination de l’action des services.  « Des liens seront fait avec le terrorisme qui sévit dans la Bande Sahélo-Saharienne notamment sur les connections entre piraterie ou brigandage maritime et groupes armés terroristes », apprend-t-on dans le document parvenu à notre rédaction. Les travaux devront également aboutir à des recommandations  réalisables, qui devront être diffusées aux Etats et organisations régionales concernés. Pour donc parvenir a un rapport riche, les formateurs identifieront les risques et menaces en matière de terrorisme maritime.

Ils aborderont les aspects juridiques, organisationnels, techniques et opérationnels des dispositifs existants dans la sous-région. Ils identifieront également les éventuels axes de progrès et de renforcement des capacités. Les cadres civils ou militaires des pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest (niveau décisionnel) issus des administrations et services en charge des missions de lutte contre le terrorisme (Forces armées et Gendarmerie, Police, Justice, Douanes, Intérieur, Transport, Affaires Maritimes et Portuaires, Gendarmerie, Pêches, Environnement, services de ciblage et de renseignement maritime, Chefs de MRCC, COM, CMC, CIC, CRESMAC, CRESMAO) sont attendus au conclave. Tous originaires du Mali, Mauritanie, Burkina-Faso, Niger et du Tchad, etc.

 Didier NDENGUE

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