Musique : Amour Dicka sort de l’ombre et s’affirme

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Adepte des cabarets, le jeune chanteur Amour Dicka vient de commettre son premier album. « Aye ha 100% » opus de cinq titres. Fruit de longues années de persévérance parsemées d’embûches, l’album sera présenté au public lors d’un grand concert à l’hôtel Sawa le 1er décembre.

Il présente son album le 1er décembre à l’hôtel Sawa. Autour d' Amour Dicka, Nguea Laroute, Ben Decca, Grace Decca, Sam Mbende, Marthe Zambo, Hervé Nguebo

Amour Dicka offre un show aux médias.

C’est un ouf de soulagement pour un soldat du micro. Une consécration qui se lit sur son visage.  Même s’il n’ose pas le dire en public, Joseph Achille Dicka, de son nom d’artiste Amour Dicka, 27 ans, est stressé au moment de prendre la parole pour parler de son tout premier bébé avec les journalistes. L’émotion se lit aisément sur lui. La joie est visible dans ses yeux. Un large sourire se dessine sur ses lèvres. Même la couleur noire de sa tenue ne couvre par sa fierté de ce mardi 28 novembre 2017. Son look d’opéra et une touffe de cheveux teinte en orange, prouve que le jeune Amour Dicka a le sentiment d’avoir atteint un objectif. Il tenait absolument à s’affirmer dans l’univers qui est le sien.

La seule façon d’y parvenir, c’est de se lancer dans l’arène avec une valeur ajoutée. Ce que l’artiste musicien a fait ce mardi 28 novembre 2017 dans les locaux du cabaret « La petite Métisse », sis au quartier Bonapriso à Douala. Amour Dicka dit le Sentimental, a présenté « Aye ha 100%  (Elle est là en langue bassa, ndlr )» aux hommes de medias. Ce premier album de sa carrière de cinq tires (Aye ha 100%, Appelle moi miaouh ; Qui te peut ; Mop pour mpo ; Ndouwa pai) est le fruit de sa persévérance dans l’univers musical. « Les thèmes de mes chansons sont basés sur l’amour, la paix, le travail. Surtout sur l’amour parce que l’amour est la clé de la vie », explique-t-il.  Cette livraison musicale est un mélange de plusieurs cadences camerounaises. On y trouve des rythmes très prisés tels que le Makossa, l’Assiko, le Ben skin et le Mangambeu.

Soutien des patriarches 

Le jeune homme s’est inspiré des doyens de la musique camerounaise pour mettre un produit de qualité sur le marché discographique. Hervé Nguebo, Nguea Laroute, Beko Sadey, « la mater qui rappe » ont pris part à l’échange entre Amour Dicka et les journalistes. Ces deux doyennes du domaine le soutiennent depuis le début de son aventure. « J’ai vu les premiers pas de ce jeune artiste qui a su attendre son temps, qui n’a pas été pressé. Maintenant, il est bien armé, bien outillé, pour continuer sur ce chemin qui est très difficile», témoigne Beko Sadey. Toutefois, « la mater qui rappe » regrette que « certains jeunes qui arrivent avec une chanson et croient que c’est facile avant de commencent à trébucher ». Nguea la Route, elle, déconseille les marabouts à la nouvelle génération d’artistes musiciens. Car leur apport est éphémère. Elle leur recommande plutôt le « respect des anciens, la persévérance, le travail, parce que sans le travail, on n’y peut rien ».

Pour faire plein feu, Amour Dicka s’est entouré des ténors tels que Beko Sadey, Nguea Laroute, Ben Decca, Sam Mbende, Marthe Zambo, Hervé Nguebo etc. Pour prouver leur soutien à leur bébé qu’ils jugent « utile pour la culture camerounaise», les patriarches cités supra presteront à la dédicace de l’album « Aye ha 100% » le 1er décembre prochain à partir de 20h à l’hôtel Sawa de Bonanjo. « Je demande à mon fils de continuer à travailler parce que c’est le travail qui me fait devenir ce que je suis aujourd’hui. Je suis là pour le soutenir parce que c’est de mon devoir » encourage Nguea Laroute.

Didier NDENGUE

 

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