Afrique Centrale : La protection des consommateurs en étude

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Douala abrite une réunion sur la promotion de la concurrence et la protection des consommateurs en Afrique Centrale.

Le climat des affaires des pays d’Afrique centrale souffre d’un manque de compétitivité des marchés. Le consommateur est le gros perdant dans l’affaire. C’est fort de ce constat que l’Union européenne a financé –à hauteur d’1million d’euro- le Projet de renforcement de la concurrence et de la protection des consommateurs en Afrique Centrale. Ledit projet a été lancé le mardi 21 novembre 2017 à Douala. «Ce séminaire est très important pour la Cemac, avoue le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo. Qui poursuit, la concurrence c’est une sécurité pour les consommateurs et les opérateurs économiques. Quand on dit concurrence il y a baisse des prix, donc tout le monde y profite. Il est tout à fait évident que la protection du consommateur est tout aussi intéressante parce que c’est un problème de santé publique. Il faut implémenter les outils pour qu’on puisse avoir un cadre juridique et réglementaire au niveau de la sous-région. Il y a des cadres qui existent, mais il faudrait les harmoniser. Il faudrait former les gens qui sont appelés à appliquer cette politique. Il faudrait éduquer les populations qui souvent ne connaissent pas leurs droits

Douala abrite une réunion sur la promotion de la concurrence et la protection des consommateurs en Afrique Centrale. Le climat des affaires des pays

Cérémonie d’ouverture.

Cette réunion de deux jours vise à développer et consolider le cadre juridique pour la promotion de la concurrence dans le milieu des affaires des six pays de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale). Sont aussi concernés, la République démocratique du Congo et Sao Tomé et Principe. Le Cameroun n’a pas en soi, un problème de texte, selon le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga. A l’en croire, le pays peut servir d’exemple. Plusieurs décrets et arrêtés ont été signés pour favoriser la compétitivité de l’économie camerounaise. «Aujourd’hui, la Commission nationale de la Concurrence et le Conseil national de la consommation sont pleinement opérationnels. Le premier organe cité ayant même été amené à rendre un certain nombre de décisions importantes qui font désormais jurisprudence et qui ont permis d’asseoir un véritable droit de la concurrence dans les milieux des affaires au Cameroun. Mais il reste un grand vide  au niveau de la sous-région», dixit le ministre du Commerce.

Révision et mise en œuvre effective des règles communautaires de la Cemac sur la concurrence ; élaboration d’une Directive communautaire en matière de protection des consommateurs ; appui aux institutions en charge de la concurrence et de la protection des consommateurs au niveau national et régional ; mise en place d’un système d’alerte sur la protection des consommateurs dans les pays bénéficiaires du projet ; mise en réseau des institutions en charge de la concurrence et de la protection des consommateurs en Afrique centrale…sont entre autres les résultats escomptés au sortir des travaux.

Valgadine TONGA

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