Pâtes alimentaires : L’Italie livre le secret de sa fabrication

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A l’occasion de la Semaine italienne de la cuisine, la marque Broli a ouvert les portes de son usine au public le lundi 20 novembre 2017.Au menu, la production des pâtes.

Quand on dit cuisine italienne, on voit les pâtes. Et les pâtes italiennes ne souffrent d’aucune notoriété de part le monde. Au Cameroun, les pâtes alimentaires italiennes sont portées par la marque Broli. A la faveur de la Semaine italienne de la cuisine, l’usine Africa Food Manufacture, située à la Dibamba à Douala, a ouvert ses portes au public. Si l’exercice a été aisé pour le simple visiteur, les médias ont eu un grand mal à faire leur boulot. Interdiction d’entrer avec les portables, interdiction de prendre les images. «On a des consignes à faire respecter», explique un responsable. Sur insistance des journalistes, les caméras seront finalement acceptées. La visite peut commencer. Le Directeur de l’usine -étendue sur plus de 6000m2-, Cyrille Tchantio nous sert de guide. Nous sommes au cœur du circuit de fabrication des pâtes sèches italiennes au Cameroun. Les ouvriers sont au four et au moulin. Ici, ce sont les machines qui s’expriment. Les employés semblent s’être accoutumés aux vrombissements des engins. Ils sont nombreux à travailler sans casque de protection.

Quand on dit cuisine italienne, on voit les pâtes. Et les pâtes italiennes ne souffrent d’aucune notoriété de part le monde. Au Cameroun, les pâtes alimentaires

Une vue de l’usine.

Première escale, la salle des matières premières. C’est dans cette grande pièce qu’est stockée et produite la matière première constituée uniquement de la semoule de blé dur. Tout est importé d’Europe car «le Cameroun n’a pas une capacité de production considérable de la semoule de blé», se défend Cyrille Tchantio. De la semoule de blé dur à la pâte longue (spaghetti) ou courte (macaroni), quatre grandes étapes sont nécessaires. Il s’agit de la «réception de la matière première, le pétrissage, la presse, l’extrusion et finalement le séchage», argue le Directeur de l’usine. Qui détaille «lorsque que l’on reçoit la matière première  qui est essentiellement la semoule de blé dur, de façon pneumatique, le transfert débute, et là il n’y a plus contact entre le produit et l’extérieur. Le produit va être cheminé au dessus d’un cyclone qui va être transféré dans un pétrisseur. Il y aura donc un pétrissage. Le mélange sera par la suite pressé, ensuite il y aura extrusion à travers des moules de différentes formes, selon ce qu’on veut obtenir. La pâte qui sortira, devenue filamenteuse, va être disposée sur une espèce de grand cintre appelée canne. Ces spaghetti vont donc débuter le processus de séchage.» Le séchage graduel et délicat. «Pour peu qu’il y ait une différence entre une consigne d’humidité, de température et la consigne réelle, il y aura des anomalies sur la qualité. Dès lors que les pâtes fraîches passent dans le tunnel de séchage, il y a perte de l’eau, durcissement du produit fini. Donc les spaghettis qui étaient moles se durcissent, deviennent raides et en bout de ligne. Elles sont retournées, coupées selon la taille de nos sachets, ensachées, mises dans les cartons et prêtes à être consommer

Contrôle qualité rigoureux

Quand on dit cuisine italienne, on voit les pâtes. Et les pâtes italiennes ne souffrent d’aucune notoriété de part le monde.

Exposition des pâtes Broli.

La préparation est quasiment pareille avec les autres entreprises. Cyrille Tchantio relève tout de même le critère rigueur. «Tous nos produits subissent un contrôle qualité assez rigoureux de la matière première, jusqu’à l’obtention du produit fini, et même pendant l’entreposage. On respecte  les consignes de manière rigoureuse, du manœuvre jusqu’au directeur. Nous allons bientôt être certifiés Iso 9001 version 2015. C’est un processus qui prend du temps. Nous sommes une jeune entreprise mais malgré le fait que la certification prenne du temps, nous sommes presque prêts à être certifiés. Tous nos produits sont certifiés aux normes camerounaises, NC, depuis le lancement.» C’est en 2016 que l’usine a lancé ses activités. Elle emploie directement 200 personnes, en majorité des Camerounais. André Paulin Kenmoe est le Directeur général du groupe Beetle Heritage auquel appartient la marque Broli.  «Il me sera difficile là maintenant de vous donner un chiffre mais je peux vous assurer que nous occupons la première place en termes de distribution de pâtes alimentaires d’origine italienne et à base de blé dur. Nous couvrons tout le territoire national. Nos plus gros consommateurs dans la sous-région sont le Tchad, la Rca, le Gabon et la Guinée Equatoriale

Valgadine TONGA

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