Session parlementaire : La politique de la chaise vide du SDF

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Le parti a choisi de boycotter l’ouverture de la session parlementaire consacrée au vote du budget de l’exercice 2018. Cette stratégie de la chaise vide n’est pas nouvelle au Social democratic Front, SDF. Cette fois, la principale formation politique de l’opposition accuse l’inertie du parlement dans la gestion du problème anglophone. C’est ce qui ressort du communiqué du SDF signé par les présidents des Groupes parlementaires SDF à l’Assemblée nationale, Honorable Joseph Banadzem Lukong, et au Sénat, Jean Tsomelou. «Le parlement est très affaibli dans ce pays, ce qui explique pourquoi depuis plus d’un an aucune discussion, pour ne pas dire un débat parlementaire n’a été organisé ou autorisé dans l’une ou l’autre chambre sur le problème anglophone» lit-on dans la note publié le mardi 14 novembre 2017. Les parlementaires poursuivent : «Au vu de l’impuissance du parlement pour ce qui est de la crise anglophone, les groupes parlementaires SDF des deux chambres ont décidé de suspendre leur participation aux séances respectives d’ouverture des deux chambres et se réservent le droit de maintenir cette position pour le reste de la session, si des mesures adéquates ne sont pas prises

Le parti a choisi de boycotter l’ouverture de la session parlementaire consacrée au vote du budget de l’exercice 2018. Cette stratégie de la chaise vide n’est pas

Jean Tsomelou.

Entre temps, la crise anglophone était au cœur du speech du  président du Sénat, Marcel Niat Njifenji. Pour l’ouverture de cette session de novembre et troisième session parlementaire ordinaire pour l’année 2017, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril s’est appesanti sur le volet dépense de la loi des Finances 2018.  Il s’agit notamment de l’organisation de la Can 2019 et des projets structurants.

Extrait du discours de Cavaye Yeguie Djibril

«Le vote du budget intervient dans un contexte global toujours marqué par la chute du cours du pétrole et des autres principales matières premières à l’instar du cacao et du café. Il faut relever l’effritement des échanges sous-régionaux à cause de la même conjoncture globale exacerbée par des tensions sécuritaires, notamment les actes terroristes de la secte Boko haram. De manière spécifique, sur le plan bilatéral ou multilatéral, le Cameroun doit entrer dans l’exercice 2018 avec d’anciens ou de nouveaux engagements dont la mise en œuvre du programme économique et financier conclu avec le FMI –Fonds monétaire international, ndlr- le 26 juin 2017 sur la période 2017-2020. Il faut y ajouter les autres appuis budgétaires de nos principaux bailleurs, partenaires techniques et financiers. La mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne doit également se poursuivre, sans oublier la conduite des grands projets structurants, suivi de la politique des Grandes réalisations du président Paul Biya, pour le septennat en cours. L’aboutissement de ce projet en particulier est un impératif, tout comme l’exécution du plan triennal pour l’accélération de la croissance et du plan triennal spécial jeune. Sur le plan politique, l’année 2018 s’annonce comme une année d’importantes échéances électorales. Un notre engagement personnel du chef de l’Etat, et pas des moindres, l’organisation de la Coupe africaine des nations de football, la Can masculine au Cameroun. Recevant les sportifs Camerounais médaillés à l’international au Palais de l’Unité le 10 août 2017, le président Paul Biya affirmait : «La Can 2019 c’est déjà demain. Vous avez rendez-vous avec l’Afrique sportive ici même au Cameroun et le Cameroun sera prêt le jour-j, j’en prends l’engagement». C’est dire que le Budget 2018 doit porter en son sein les germes du succès total dudit évènement.»

Source de l’extrait : CRTV Radio  

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