Rendez-vous : Le Makossa en voie d’émergence

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Douala vibrera au rythme du Festival du Makossa, du 2 au 4 novembre 2017.

En abrégé Festmak, le Festival du Makossa vit son acte deux du 2 au 4 novembre 2017 à Douala. Pour cette édition, Festmak transporte ses valises du stade Mbappe Leppe –site de la première édition- pour les planches de Canal Olympia. Ici, les choses se précisent. Nous sommes le 31 octobre 2017 et le matériel de sonorisation est déjà en cours d’installation. L’Association Makossa for ever veut éviter les fausses notes de la précédente édition, où le matériel était installé le jour-j du festival.

Le but premier de l’organisation est d’hisser le Makossa au sommet. D’où le thème «le Makossa de l’émergence».  «L’Afrique est à l’ère de l’émergence et on ne peut pas émerger sans la culture. C’est le cas à travers le monde. En Afrique, nous avons les pays comme le Nigéria qui l’a bien compris. On doit faire avec la culture», argumente la Présidente du comité d’organisation, Claudia Dikosso. Qui était face à la presse le mardi 31 octobre 2017. A ceux qui lui font la critique de vouloir verser dans la politique avec le vocable ‘‘émergence’’, Claudia Dikosso répond : «Si tu ne fais pas la politique, c’est la politique qui te fait. Chacun de nous fait la politique sans même le savoir. Les artistes ne sont pas des saltimbanques. Ils ont leur mot à dire dans la société

Master class avec Toto Guillaume

En abrégé Festmak, le Festival du Makossa vit son acte deux du 2 au 4 novembre 2017 à Douala. Pour cette édition, Festmak transporte ses valises

Toto Guillaume honoré au Fesmak 2016.

Pour que le Makossa émerge, il lui faut un coup de neuf. L’organisation a initié les masters class. Une première. «Au sein de l’association Makossa for ever, indique le Secrétaire général de l’association, David Miyenga, nous avons pensé que s’il faut que l’on se batte pour sauver le Makossa d’une mort presque programmée, il ne suffirait pas d’organiser chaque année un concert, mais il faudrait qu’un certain nombre d’actions puisse être entrepris. Il y a une réalité qui mérite d’être dite. C’est que les musiciens qui jouent aujourd’hui sont pour la plupart des analphabètes de la musique, en ce sens qu’ils ne savent ni lire ni écrire la musique. Nous avons pensé qu’il faille créer un cadre formel pour permettre aux amateurs de musique d’apprendre la science de la musique et d’acquérir ainsi la capacité intellectuelle d’innover. Il y a un problème d’innovation qui se pose dans le Makossa. Du 27 octobre au 1er novembre 2017 au cabaret Ecurie des beaux garçons, musiciens et autres amateurs de la musique sont formés par le grand maître Toto Guillaume

Dorénavant, le Festival du Makossa célèbrera les monuments de la musique, les morts comme les vivants. Pour l’édition 2017, un grand hommage sera rendu à Eboa Lotin, Charlotte Mbango et Guy Lobe. Responsable de la communication, Emile Milangue explique qu’«après la cérémonie d’ouverture de jeudi, tous les artistes qui monteront sur scène reprendront un titre de leur répertoire, un titre d’Eboa Lotin et un titre du répertoire d’un autre artiste. Vendredi ce sera l’hommage à Charlotte Mbango et la scène ne sera réservée qu’aux femmes. Elles reprendront une chanson de Charlotte Mbango, leur chanson et une chanson d’une collègue chanteuse. Samedi ce sera le même concept, avec les hommes. Et ce sera l’hommage à Guy Lobe.» Les artistes qui ont accepté se prêter au jeu sont nombreux : Ben Decca, Mama Nguéa, Annie Anzouer, Toto Guillaume, Nicole Mara, Misse Ngoh, Petit Pays, San Fan Thomas, Nkotti François, Dynastie le Tigre, Lady B, Pakito, Dino Flo, Nono Flavie, Claudia Dikosso, Beko Sadey, Verushka, Lesline, Martino Ngalle, Mathématik… La scène de jeudi est ouverte au public. Il faudra cependant débourser 1000Fcfa pour assister aux shows de vendredi et samedi.

Valgadine TONGA   

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