Marche du Sdf : Le sous-préfet «mesure» la mauvaise foi de Jean-Michel Nintcheu

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La manifestation du député Sdf a été interdite parce que la nature du mouvement  a changé d’après l’administration. Le sous-préfet de Douala 1er s’est justifié via un communiqué de presse.

La manifestation du député Sdf a été interdite parce que la nature du mouvement  a changé d’après l’administration. Le sous-préfet de Douala 1er s’est justifié via un communiqué de presse.

Jean-Marie Tchakui.

Le sous-préfet de Douala 1er, Jean-Marie Tchakui Noundie, avait délivré un récépissé de déclaration de manifestation au député Jean-Michel Nintcheu pour une marche prévue le 21 octobre 2017. Nous sommes alors le 12 octobre 2017. Mais le président régional du Social democratic front  (Sdf) pour le Littoral aurait trompé l’autorité administrative à en croire M. Tchakui. C’est en tout cas, ce qui transparait dans le communiqué de presse du sous-préfet. Il écrit que «l’objet indiqué était pour ce parti politique d’exprimer sa solidarité aux populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La manifestation ainsi projetée devait se dérouler sous la forme d’un meeting suivi d’une marche sur un itinéraire arrêté par les organisateurs et dument approuvé.» Sauf que la chose prend des tournures imprévues.

Selon l’autorité administrative, «il s’est avéré au fil des jours à en juger les propos repris dans les colonnes de certains journaux de la place, par la diffusion des messages tendancieux dans les réseaux sociaux ainsi que de divers tracts séditieux en circulation, que les organisateurs de cette manifestation entendent de manière délibérée s’écarter de leur objet». La note indique que l’organisation veut se servir de la marche pour «faire un cadre de revendication intempestive d’appel à la haine et à la violence, voire à la révolte et à l’insurrection, sous prétexte de dénoncer les prétendus ‘‘massacres’’ » dans les régions anglophones. Raison pour laquelle le sous-préfet décide de revenir sur sa décision et d’interdire la manif. Ce d’autant plus que, argumente-t-il, «d’autres partis politiques et groupes d’activistes voire, de sécessionnistes ont, entre temps fait connaître leur intention de se joindre aux manifestants et de saisir cette occasion pour mener des actions de provocation. Et lancer au peuple camerounais des mots d’ordre sans aucun rapport avec le but initial de la manifestation. Elle est de nature à troubler gravement l’ordre public et comporte de sérieuses menaces à la sécurité des personnes et des biens

Du fait donc de «la mauvaise foi établie des organisateurs» et de «la modification évidente de l’objet déclaré», le sous-préfet martèle : «Tout contrevenant à cette interdiction, le cas échéant, s’expose aux sanctions prévues par la législation en vigueur.» Le Commissaire de sécurité publique du 9ème arrondissement, le commissaire spécial de Douala 1er et le commandant de la Brigade de gendarmerie de Deido sont chargés de veiller au respect de la décision du sous-préfet.

Valgadine TONGA        

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