Crise à l’ EEC : La Cour d’Appel confirme la suspension du bureau

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Le verdict de la Cour d’Appel du Littoral a été rendu ce vendredi 13 octobre 2017. Le bureau élu de l’ EEC est suspendu.

Le verdict de la Cour d’Appel du Littoral a été rendu ce vendredi 13 octobre 2017. Le bureau élu de l’ EEC est suspendu. Le pourvoir en cassation

Rev. Jean Samuel Hendje Toya

Le Vendredi 21 juillet 2017, le tribunal de Première Instance de Bonanjo, statuant en premier ressort, avait suspendu la prise de fonction du bureau élu de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC) à Ngaoundéré. Le Juge de référé avait alors recommandé qu’il n’y ait aucun bureau, jusqu’au résultat de l’examen de la procédure qui est pendante devant le Tribunal de Grande Instance (Tgi) du Wouri. Une procédure qui met en cause les élections de Ngaoundéré.  En clair, le pasteur Jean-Samuel Hendje Toya dont la victoire est querellée et son bureau doivent encore ronger leur frein. Surtout que le vendredi 13 octobre 2017, la Cour d’Appel du Littoral a rejeté la demande de suspension de la décision du juge de référé du tribunal de Première Instance de Bonanjo.

Me Woappi, un des conseils de L’ EEC a fait une sortie dans laquelle il martèle que la décision de Justice ne sera pas respectée. «Il n’y a que le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation qui peut, dans certaines mesures conditions, suspendre les responsables d’une congrégation religieuse. Or en l’espèce, cette autorité n’a pas suspendu le bureau de l’EEC. En conclusion, le bureau est bel et bien en place», argumente-t-il. Le Révérend Jacques Ngahan déclare à contrario que toutes les voies de recours seront utiliseés, notamment le pourvoir en cassation à la Cour Suprême. Selon nos sources, «un bureau provisoire est en gestation. Les deux camps ont été appelés à proposer des personnes de bonne foi

Les pasteurs acquis à la cause du Révérend Hendje Toya étaient plutôt confiants et déterminés vendredi matin, quelques heures avant le verdict. Vêtus de leurs soutanes, ils font bloc devant la Cour d’Appel du Littoral. Avant d’être sommés de retirer leurs robes pour accéder à la Cour. «Ce matin, explique le Révérend Jacques Ngahan, les pasteurs mais en particulier les ouvriers de l’Eglise évangélique du Cameroun (constituée des pasteurs, des pasteurs proposants, des évangélistes, des anciens d’église, des chrétiens) sont venus à la Cour d’Appel parce que l’église a été assignée en Justice pour répondre à l’appel de l’église. Je ne sais pas pourquoi le port de la robe pose problème. Quand vous voyez les évêques convoqués au tribunal, ils arrivent en soutane et ça ne pose pas de problème. Les pasteurs qui sont les premiers représentants de l’église se reconnaissent par leur soutane, leur tenue du travail. C’est la raison pour laquelle nous l’avons arborée ce matin. Ce n’est pas à quelqu’un de nous dire quand nous devons la mettre et quand nous ne devons pas la mettre

Valgadine TONGA

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