Gestion des accidents électriques : Les douanes au secours d’Eneo

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Les Directeurs généraux des deux sociétés ont signé une convention de coopération pour la sécurité des matériels électriques.

Entreprise chargée de la production et de la distribution de l’énergie au Cameroun, Eneo est souvent criblée de critiques par les consommateurs. Qui dénoncent les coupures d’électricité, les transformateurs  qui explosent causant des incendies, entre autres. La société Eneo impute ces désagréments aux matériels issus de la contrefaçon. En fait, «la facture des dégâts est très salée» reconnait le DG d’Eneo Cameroun, Joël Nana Kontchou. Dans l’optique de lutter contre la fraude et la contrebande du matériel électrique, le DG d’Eneo a signé avec son homologue des douanes, une convention de coopération. L’acte pris ce jeudi 5 octobre 2017 à Douala devra apporter un grand changement dans la fourniture de l’énergie électrique à travers la vérification de la qualité des matériels électriques.

Les Directeurs généraux des deux sociétés ont signé une convention de coopération pour la sécurité des matériels électriques.

DG d’Eneo (à gauche); DG des douanes (à droite)

«Depuis 2014, nous avons augmenté le nombre d’équipes de dépannage et recruté 336 électriciens ; en remplaçant en moyenne 50.000 poteaux bois en exécutant 100.000 nouveaux branchements par an, nous enregistrons à ce jour une baisse de 31% des énergies non fournies», se targue Joël Nana Kontchou. Il avoue tout de même que beaucoup reste à faire. La convention avec les douanes est déjà un grand pas. Elle «participe de notre dynamique d’amélioration de la qualité de service, argumente Joël Nana Kontchou.  Ce qui va changer avec ce partenariat c’est que nous aurons la possibilité d’avoir nos équipements en magasin sous douane, ça veut dire que nous ne serons pas obligés de payer les droits de douane pour des équipements que nous allons stockés en attendant des éventuelles pannes. Ça va nous donner plus de liquidités pour pouvoir travailler et améliorer le réseau. Donc tout le matériel essentiel dont nous avons besoin sera importé hors taxe, stocké. Les droits de douane ne seront payés que quand on en aura besoin. Même le matériel qui sera importé par nos partenaires, les sous-traitants passeront par une certaine période d’identification, de traçabilité. On va exiger qu’ils payent leurs droits de douane. A travers ces droits, on pourra retracer l’origine du matériel qu’ils utilisent.»

En paraphant la convention, le DG des douanes du Cameroun, Fongod Edwin Nuvaga intensifie sa lutte contre la contrebande, notamment des matériels électriques. Aussi, «on devrait assister Eneo en lui fournissant les équipements nécessaires dont il a besoin. D’habitude quand il y a un problème, il faut souvent deux à trois semaines pour Eneo de faire venir le matériel et pendant ce temps, la qualité de la fourniture de l’électricité n’est pas garantie. Ce que nous faisons c’est que nous laissons Eneo importer l’essentiel de son équipement avec une réduction des taxes.» L’accord prévoie que les parties prenantes créent deux dispositifs. D’un, l’entrepôt privé sous douane où seront stockés les équipements importés par la société Eneo. De deux, l’enlèvement direct. C’est un mécanisme qui veut que des facilités de dédouanement soient accordées à une entreprise, en raison de la criticité de l’opération.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Ivaha Diboua a encouragé le «partenariat gagnant-gagnant entre les douanes et Eneo. La République ne peut que se féliciter pour cette disposition

Valgadine TONGA

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