1er octobre 2017 : Une dizaine de morts dans les manifestations selon Issa Tchiroma

0

Parmi elle, cinq prisonniers qui sont morts dans la tentative d’évasion de la prison de Kumbo. Le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary s’est exprimé devant la presse.

Parmi elle, cinq prisonniers qui sont morts dans la tentative d’évasion de la prison de Kumbo. Le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary s’est exprimé devant la presse.

Issa Tchiroma

Selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, le bilan des évènements du 1er octobre 2017 dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest est on ne peut plus lourd.  Face à la presse, Issa Tchiroma Bakary révèle qu’il y a eu une dizaine de morts. La plupart était des détenus de la prison de Kumbo. «Le bilan fait état d’une dizaine de morts chez les assaillants, donc cinq décédés lors de la tentative d’évasion massive de la prison de Kumbo, organisée par les détenus eux-mêmes», confie Issa Tchiroma Bakary. Et d’expliquer : «Pour ce faire, les détenus ont orchestré un départ de feu dans l’intention de brûler un pan entier du bâtiment de la prison, faire écran et prendre la poudre d’escampette. C’est alors que les gardes pénitentiaires, assistés des autres forces de sécurité ont dû les neutraliser

Le ministre souligne que parmi les cinq cas de décès, «deux prisonniers ont trouvé la mort en se faisant piétiner dans la mêlée. 135 détenus de cette prison ont gardé leur calme et sont restés sur place. Ils ont été immédiatement transférés à la prison centrale de Bamenda par les moyens de nos forces de défense et de sécurité.» Les dommages ont également été enregistrés dans le camp des forces de défense et de sécurité. «L’on dénombre une douzaine de blessés par balles qui ont été pris en charge par les services de la santé militaire.» Issa Tchiroma ne nie pas qu’il y a eu des morts du côté des civils ou des manifestants. «En dehors des cinq prisonniers morts dans leur tentative d’évasion, avoue Tchiroma, les autres morts enregistrés parmi les assaillants sont survenus dans le cadre de ripostes réglementaires suite aux tirs de tout calibre provenant des armes de guerre, de chasse et de traite au moyen desquelles les assaillants ont attaqué les forces de défense et de sécurité

Les manifs dans les villes du Nord-ouest et du Sud-ouest ne sont pas passées inaperçues. A l’Onu, c’est le Secrétaire général, Antonio Guterres qui a souligné «l’importance de faire prévaloir l’unité et l’intégralité territoriale du Cameroun et enjoint toutes les parties à s’abstenir d’actes susceptibles de mener à une escalade  des tensions et de la violence.» La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Michaëlle Jean, se dit toute aussi préoccupée. «Les tensions en cours dans ces régions du Cameroun, sont très préoccupantes. La violence ne doit jamais être une option pour se faire entendre. J’invite par conséquent toutes et tous à faire preuve de responsabilité et de la plus grande retenue. Il est crucial de privilégier, en toutes circonstances, les voies pacifiques et du dialogue, à l’heure où les camerounaises et camerounais sont plus que jamais déterminés à garder ensemble le cap sur la croissance et la stabilité de leur pays». Pour l’heure, les activités ont repris dans les villes des deux régions. A Bamenda, la sérénité n’est pas au top. Deux bombes artisanales ont détonné ce matin. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes.

Valgadine TONGA

Share.

About Author

Leave A Reply