Réflexion : Le Cameroun à l’épreuve de la démocratie

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Le sujet était au centre d’un débat, à la faveur de la journée mondiale de la démocratie.

Tous les 15 septembre se célèbre la journée mondiale de la démocratie. L’édition de 2017 a été l’occasion pour l’Organisation non gouvernementale Un Monde Avenir de questionner

Implication des jeunes à la démocratie (Archives)

Tous les 15 septembre se célèbre la journée mondiale de la démocratie. L’édition de 2017 a été l’occasion pour l’Organisation non gouvernementale Un Monde Avenir de questionner le sens et la marche de la démocratie au Cameroun. Elle a organisé une table-ronde le 15 septembre 2017 à Douala. Le coordonnateur de l’Ong, Philippe Nnanga souligne que «c’est une occasion de questionner notre démocratie en mettant en relief les processus électoraux dans notre pays, promouvoir les élections transparentes».

Cette rencontre a été une occasion de relever l’importance des citoyens mais surtout de l’engagement des masses pour une amélioration du processus électoral au Cameroun. Trois thèmes ont meublé les échanges : «Les processus électoraux sont-ils une entorse à la démocratie au Cameroun?  La liberté d’expression comme pilier fondamental de la démocratie, est-elle possible dans un contexte électoral? L’action citoyenne comme réponse, pour le respect de la démocratie en période électorale.» Un moment qui a permis à chacun d’explorer l’amélioration du processus électoral et de la vie politique en général. Plus de trois heures d’échanges intenses entre panélistes: hommes de droit, société civile acteurs politiques, ont permis d’évoquer les différents problèmes qui minent le processus électoral au Cameroun, surtout de révéler le manque d’éducation du peuple à la chose électorale.

Selon l’honorable Maryse Bell «la liberté d’expression n’est pas le pilier de la démocratie mais le citoyen, la liberté d’expression est le baromètre qui permet de mesurer le niveau atteint par une démocratie». Me Jean de Dieu Momo estime que «la démocratie va mal lorsque le peuple prononce son désintérêt, le peuple est mal éduqué». Même son de cloche chez le professeur Claude Abe : «Il y a une démission de tous les acteurs qui doivent faire la pédagogie politique sur le tas. Lorsqu’on a à faire à un peuple éduqué, ont a construit la compétence politique en eux». Ce débat cadre bien avec les missions d’Un Monde Avenir, dont la principale est le renforcement de la démocratie.

Dorothée MAGNE

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