Initiative : Prés d’un milliard pour révolutionner un collège

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L’Association des anciens élèves du Collège Sacré-Cœur [Cosaco]de Makak a lancé une opération de collecte de fonds le 22 juillet 2017 à Douala visant à doter cet établissement d’un cadre technologique et scientifique de haut vol.

L’Association des anciens élèves du Collège Sacré-Cœur [Cosaco]de Makak a lancé une opération de collecte de fonds le 22 juillet 2017 à Douala visant à doter cet établissement d’un cadre technologique et scientifique de haut vol.

Les anciens élèves du Cosaco

Les anciens apprenants du Collège Sacré-Cœur de Makak, dans la région du centre, recherchent des fonds pour révolutionner leur établissement. 549 d’entre eux, recensés jusqu’ici, ont initié trois opérations spécifiques visant à injecter un sang neuf à ce collège catholique, construit avant l’indépendance du Cameroun. Il y a d’abord eu la phase de sauvetage, et de réhabilitation du collège qui a coûté environ trois cent millions de Franc CFA, apprend Alain Noel Olivier Mekulu Mvondo Akame, coordonnateur du projet de modernisation du Cosaco. Pour sa modernisation qui va s’étendre sur cinq ans, le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale [Cnps] et ancien élève du collège, estime que l’enveloppe va franchir le milliard.

Cet argent permettra de bâtir un collège de référence, tel qu’on n’en a jamais vu dans toute l’Afrique centrale, rassure-t-on. Le mécénat, le sponsoring et le crowdfunding sont les trois moyens mis en place pour contribuer à la campagne de communication et de modernisation de fonds lancée par l’Association des anciens élèves de Makak, présidée par Charles Borromée Etoundi.

Filières révolutionnaires

Comme l’explique Alain Noel Olivier Mekulu Mvondo Akame, le Cosaco des années 80, où les élèves pouvaient déjà lancer des fusées qui allaient sur 4 mille kilomètres, va prochainement mettre un point focal sur des filières scientifiques et technologiques. Des langues étrangères y seront enseignées notamment l’Arabe, l’Espagnol, le Français et le Chinois et cinq langues locales : Ewondo, Duala, Bassa, Fulfulde et le Fe’fe.

En plus de la phase littéraire, les élèves du nouveau Cosaco auront la possibilité d’apprendra plusieurs métiers étant sur les bancs. Dans le domaine technologique par exemple, les élèves apprendront la réparation des téléphones portables, des fers à repasser etc. Dans l’agroalimentaire, ils apprendront la pisciculture, la pâtisserie, ou encore comment entretenir une palmeraie entre entres. L’objectif étant de former des têtes non seulement aux métiers du futur, mais capables de s’exprimer et de s’imposer partout dans le monde. Ces cours seront dispensés à tous les élèves de la 6e en Terminale, dés la prochaine rentrée scolaire.

« Nous attendons redonner au collège ce qu’il nous a donné. Le nouveau Cosaco, c’est un Cosaco sélectif qui n’accueillera que des personnes sélectionnées, que ce soient des élèves, les enseignants, les cadres administratifs. C’est un Cosaco technologique, scientifique dont les élèves auront droit à tous les outils modernes d’apprentissage, de développement personnel. C’est un Cosaco ouvert surtout au monde. Nous voulons donner aux élèves tous les éléments sociologiques, scientifiques, philosophiques qui leur permettront d’intégrer naturellement et le plus simplement le monde compétitif et difficiles », ambitionne Alain Noel Olivier Mekulu Mvondo Akame.

Didier NDENGUE

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Un commentaire

  1. Je félicite mes frères et sœurs de la communauté des anciens élèves du Cosaco. Mes frères et sœurs, l’anglais est indispensable pour étudier la technologie et les affaires.

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