Douala : Un festival pour réconcilier les Centrafricains

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Le concept piloté par la chanteuse Idylle Mamba, prône le vivre-ensemble. Le festival aura lieu du 4 au 5 décembre 2017 sur le terrain du Fret Aéroport de la capitale économique du Cameroun et regroupera réfugiés, chrétiens, musulmans, animistes, etc. autour des richesses culturelles centrafricaines.

Le concept piloté par la chanteuse Idylle Mamba, prône le vivre-ensemble. Le festival des 4 et 5 août dévoilera les richesses culturelles centrafricaines

Idylle Mamba

 Dans un petit bar, situé à un jet de pierre du consulat général de la République centrafricaine à Douala, ce jeudi 6 juillet, Idylle Mamba s’entretient avec sa petite équipe. Le comite d’organisation peaufine les stratégies à mettre en œuvre pour la réussite de la première édition du festival pour la promotion de la culture centrafricaine au Cameroun, prévu du 4 au 5 aout prochain sur le terrain du Fret Aéroport à Douala. A travers ce concept, l’artiste musicienne veut prouver qu’une autre Centrafrique est possible à travers la culture. Une Centrafrique de non violence, où les fils et filles du pays peuvent s’amuser sans craindre l’autre à cause de son appartenance à une ethnie ou à une religion. Cette peur de l’autre éloigne constamment les Centrafricains de leurs valeurs réelles. Depuis le dernier coup d’Etat de 2013, qui a encore déchiré ce peuple, Idylle Mamba a perdu le sommeil.

La mission que la jeune femme s’est donnée depuis lors, c’est de réconcilier les siens éparpillés à travers le monde.  « Si je vous dis que je chante pour apaiser les cœurs meurtris et les âmes fragiles de mon pays et partout dans le monde, vous ne me croirez pas. Si je vous dis que ma vie n’a de sens que grâce à la musique, ça vous en bouchera un coin. Si j’ose vous dire que je fais de la musique pour rencontrer et partager mes émotions les plus folles, vous sourirez peut être. Si j’essaie de vous expliquer que la seule manière de faire partir la haine, la souffrance intérieure et le racisme est la musique, vous serez scandalisés. Si j’ose vous dire que je suis simple, naturelle, vous douterez de moi. Alors, je suis tout simplement Idylle Mamba, je suis d’ici, de là, d’ailleurs et de partout à la fois ». Elle le prouve humblement à tous ceux qui se rapprochent d’elle pour en savoir davantage sur sa bataille.

Union sacrée

Contre vents et marées, l’artiste fonce à la rencontre des siens qui vivent dans plusieurs pays. A Douala, sa ville de résidence, Idylle Mamba espère pouvoir réunir les musulmans, les chrétiens, les animistes, etc., ensemble dans le petit village du Ti-î Festival, en sango, qui signifie ‘‘notre festival’’  en langue française. Gboko Tezo Sabanga, en charge de la communication du festival, dévoile les différentes articulations qui meubleront les deux journées. La culture centrafricaine y sera célébrée sous toutes ses formes. On aura notamment les musiques, danses, humour, théâtres et jeux traditionnels centrafricains.

L’ambition des organisateurs du Ti-î Festival portée par l’organisme DUKE’ZIkI qui veut dire « le laboratoire de la musique et de l’art », est de faire une large diffusion et promotion de leur culture tant à l’international que sur le territoire Centrafricain, faire faire un retour à l’enfance et revivre leurs moments heureux. En d’autres termes, ils veulent tout simplement se retrouver et laisser chanter, danser, jouer l’enfant qui est en chacun d’eux, afin de reconnecter les Centrafricains à leur culture d’origine.

Didier NDENGUE

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