Crise : Des médecins respectent le mot d’ordre de grève

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Le président du Syndicat des médecins du Cameroun met en garde les autorités publiques contre toute violence sur un médecin.

Selon le mot d’ordre du Syndicat des médecins du Cameroun, la grève s’étalera sur différentes périodes des mois d’avril, mai, juin et juillet 2017.

Annoncée via un communiqué de presse le 8 avril 2017, la grève des médecins a pris effet le lundi 17 avril 2017. Une grève initiée par le Syndicat des médecins du Cameroun, Symec. Malgré la sortie du ministre de la Santé publique qui désavouait la légalité du Symec, et donc sa capacité à agir, le mot d’ordre de grève a été suivi dans certains hôpitaux du pays. A l’Hôpital central de Yaoundé, ce sont les infirmières qui assurent le service minimum, comme promis par le Symec. Des sources indiquent que la grève est suivie à l’hôpital régional de Bamenda, à l’hôpital régional de Maroua… Dans d’autres hôpitaux, la grève est respectée par les médecins de certains services.

L’hôpital de district de la Cité Verte à Yaoundé, le surveillant général Parfait Noël Olomo relevait au 12h de la Rts : «Nous avons fait le tour et vous avez constaté avec moi que tous les médecins généralistes et spécialistes sont là. Le mot de grève n’existe pas à l’hôpital de District de la Cité verte. Si la grève est lancée, ce sont les malades qui vont en pâtir, ce n’est pas nous

105.000 Fcfa par mois

Le Symec réclame à l’Etat : la mise en place dans un délai court d’une assurance maladie de base à couverture universelle (sans catégorie et sans rabais) pour améliorer l’offre en soins et permettre l’accès aux soins à tous les Camerounais de toutes les couches sociales ; la revalorisation salariale des médecins du sous-secteur privé sous forme de primes mensuelles ; l’urgence d’une suspension pure et simple des affectations des médecins sans salaire ainsi que la mise en place d’une procédure de traitement accélérée des dossiers d’intégration des médecins ; revoir à la hausse l’âge du départ à la retraite des médecins en le passant de 55 à 65 ans.

Le président du Syndicat des médecins du Cameroun met en garde les autorités publiques contre toute violence sur un médecin.

Dr Pierre Yves Bassong.

«Nous croyons que nos revendications sont salutaires pour un meilleur capital humain en vue de l’émergence de notre pays à l’horizon 2035 », martèle le président national du Symec, Dr Bassong Pierre Yves dans son communiqué de presse du samedi 15 avril 2017. Pour le médecin neurologue, «rester sans agir c’est être complice des milliers de morts chaque jour dans nos hôpitaux du fait d’un manque de financement des soins de santé ; Rester sans agir c’est aussi continué à supporter l’insulte faite aux médecins qui gagnent 105.000 Fcfa par mois au bout de 13 années universitaires ; Rester sans agir c’est enfin être complice de la misère de ces nombreux médecins du privé en sous-emploi qui gagnent 60.000 Fcfa par mois

Tous les médecins du Cameroun en service dans les hôpitaux publics sont appelés à observer «fidèlement» la grève. «Nous mettons en garde avec tout le respect qui soit, les autorités publiques contre le risque de radicalisation de la grève (annulation pure et simple du service minimum) en cas de violences faites aux médecins».

Valgadine TONGA

 

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