Transit en zone Cemac : Les transporteurs tchadiens en rang dispersé

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Les transporteurs ne s’accordent toujours pas sur le montant à débourser pour le transit entre Douala et Ndjamena.

La situation dure depuis quelques années. Alors que le facteur sécuritaire au niveau du corridor Douala-Ndjamena s’est largement amélioré, les transitaires et transporteurs tchadiens du Cameroun, peinent à s’accorder sur les frais du transport des marchandises en partance pour le Tchad. Jadis, le prix du transport des marchandises était fixé à 3, 5 millions de FCFA. Aujourd’hui, il s’élève à 2, 3 millions de FCFA.

Les transporteurs ne s’accordent toujours pas sur le montant à débourser pour le transit entre Douala et Ndjamena.

Issa Haroun Seid.

Malgré cette baisse, certains transporteurs encaissent souvent moins. « Ils ont tué le transport. Les clients ne paient pas bien. Voilà donc les conséquences », lance Issa Haroun Seid, qui gère l’Association du collectif des représentants des transporteurs Tchadiens au Cameroun (Ascrit). Une organisation de 22 membres qui ont du mal à s’accorder au quotidien. Au moment où la douane camerounaise a tout favorisé pour le retrait rapide des conteneurs, certains importateurs « n’envoient pas les frais de transport, alors que la douane camerounaise nous a tout facilité. En deux heures, tu peux retirer ta marchandise. La douane sert les Tchadiens jusqu’à 20h. C’est exceptionnel !» confie Issa Haroun Seid.

Plus de trois cent conteneurs

Depuis la sommation de l’administration portuaire, le nombre élevé de conteneurs en souffrance au port de Douala est en réduction. Il avait été demandé à leurs propriétaires de les retirer, de peur d’être dans la vague des marchandises mises en vente par la douane camerounaise. L’administration portuaire avait donné deux mois (à compter de février 2017) à leurs propriétaires pour les sortir de l’espace portuaire.

Les opérateurs tchadiens comptaient plus de trois cent conteneurs sur les lieux. Les conteneurs à destination du Cameroun qui n’avaient pas également été retirés, s’élevaient à plus de six cents. Les opérateurs centrafricains étaient également aux bancs des accusés. Quelques semaines après la sommation, les propriétaires tchadiens annoncent avoir considérablement réduit le nombre de leurs conteneurs en souffrance au port autonome de Douala. « Il reste 58 conteneurs appartenant au Tchad qui sont encore stationnés», apprend Issa Haroun Seid. Qui informe en outre qu’ils reçoivent l’aide de la Douala international terminal (Dit). La filiale du groupe Bolloré, apporterait une réduction de 75% sur les frais de stationnement.

 Didier NDENGUE

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