Mama Eto’o : «Nous sortirons vainqueurs cette année»

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Elue fan of the match Orange à l’issue de la rencontre Cameroun-Gabon (0-0) le 22 janvier dernier,  Marie Thérèse Feukam Gamgne alias « mama Eto’o » a bâti sa réputation dans la vente des maillots et gadgets des Lions indomptables s’ouvre à votre journal. 

Elue fan of the match Orange à l’issue de la rencontre Cameroun-Gabon (0-0) le 22 janvier dernier, Marie Thérèse Feukam Gamgne alias « mama Eto’o » a bâti sa réputation

De qui tenez-vous votre surnom de « Mama Eto’o » ?

Je vous avoue que moi-même j’ai de la peine à répondre avec exactitude à cette question. Pour moi, c’est un surnom que j’ai reçu à travers une révélation divine. Tout a commencé lorsque Samuel Eto’o, l’ancien capitaine des Lions indomptables a manqué le penalty lors du match qui opposait le Cameroun  à la Côte d’Ivoire en quarts de finale de la Can 2006. A cette époque, je vendais les gadgets, les maillots, les accessoires vestimentaires de Samuel Eto’o. Pris de rage, les supporters du Cameroun m’ont attrapé, m’ont molesté et ont tout brûlé ma marchandise. J’ai voulu abandonner cette activité mais une voix intérieure m’a dit : « la pierre qu’ont jeté les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire ; supporte cet enfant ; c’est une partie de ta croix ». C’est alors que je me suis mise à supporter corps et âme Samuel Eto’o. Au lendemain de cette humiliation, je n’ai pas lâché prise. J’ai recommencé à vendre les maillots du grand 9. Mais avant cette révélation, c’est toute l’équipe nationale que je supportais.

Avez-vous reçu une récompense pour ce soutien indéfectible pour Samuel Eto’o ?

Je n’ai pas envie de parler de récompense. Tout ce que je sais c’est que Samuel Eto’o est au courant. Et je continue de le soutenir pour sa riche carrière qui nous fait honneur à nous Camerounais et Africains.

Que représente pour vous le Trophée Fan of the match Orange ?

Beaucoup de choses à la fois. Vous savez, quand je suis arrivée au stade, mon accoutrement a suscité la curiosité de nombreuses personnes qui sollicitaient des poses avec moi tout en appréciant mon style. C’est à ce moment qu’un monsieur m’a accosté pour me faire une photo. J’ai refusé car je le prenais pour mon adversaire du fait qu’il avait une casquette aux couleurs du Gabon. Il m’a expliqué que son rôle consistait à repérer des mascottes pour soumettre à un comité pour sélectionner le « Fan of the match Orange ». C’est ainsi que je me suis prêtée au jeu. En concurrence avec d’autres fans du foot, j’ai été repérée bien avant et on m’a fait des clichés avec mes différents accoutrements (masque de bisou, face du Lion…). Ils ont pris mes coordonnées qu’ils ont envoyé à orange. Qui a siégé en comité pour valider mon profil et il m’a dit que cinq minutes avant la fin du match, quelqu’un me fera signe en soulevant un petit drapeau. Il m’a dit que quelqu’un viendra me chercher pour m’amener récupérer mon trophée. Mon émotion était si forte que je suis restée timide car ce prix a sonné pour moi comme un aboutissement car dans mes prières je me demandais si un jour j’y parviendrai. Même après avoir été choisie, je n’y croyais pas jusqu’à ce que ce doute se transforme en certitude avec la remise du trophée.

Comment êtes-vous arrivés au Gabon ?

Ouf ! Ça été un chemin de croix. D’abord parce que j’ai pris la route. Ce qui n’a pas vraiment été la joie pour moi. Mais aussi parce que par deux fois, on m’a arraché mon sac contenant mes pièces d’identité notamment ma carte d’identité et mon acte de naissance. Je devais renouveler mon passeport au pays mais à cause de la photocopie de ma carte d’identité, ça m’a pris plus de temps que prévu. Nous sommes quittés de Yaoundé pour Kye-ossi puis pour le marché Mondial où nous avons dormi. Le lendemain nous avons mis le cap sur Oyem où nous avons encore passé une nuit et le jour d’après nous sommes arrivés à Libreville.

Et comment se passe votre séjour en terre gabonaise ; que faites-vous de vos journées ?

J’appartiens à une association de mascottes. Nous avons effectué le voyage de Libreville pour porter les Lions indomptables à la victoire. Je suis émue lorsqu’à chaque bout de la ville, les gens me reconnaissent et se mettent à crier « Mama Eto’o ».  J’ai prié pour que notre sélection nationale fanion franchisse au moins la phase des poules. Dieu merci, ils l’ont fait et je suis très contente. J’avais marre de les accompagner à une compétition et à peine nous débarquons que nous rentrions déjà. Je pense que nous sortirons vainqueurs en finale cette année.

Entretien mené par C.T. à Libreville

 

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