Zone anglophone : Péril sur la reprise des cours

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Malgré les tentatives du gouvernement, les enseignants persistent sur le mot d’ordre de grève.

Zone anglophone : Péril sur la reprise des cours

Les enseignants en colère (Image d’archives)

Y aura ou n’y aura pas cours demain lundi 9 janvier 2016 dans les villes de Buea et Bamenda? La question reste en suspens, à quelques heures du retour des classes pour le compte du second trimestre. Pendant que les élèves des autres parties du pays repassent les anciennes leçons et apprêtent les cartables, leurs camarades des zones anglophones (Buea dans le Sud-ouest et Bamenda dans le Nord-ouest) ont les oreilles tendues vers les enseignants. On se rappelle que la fin du premier trimestre a été marquée dans ces villes par des manifestations des enseignants. Qui protestent notamment contre le déploiement des enseignants francophones dans les écoles anglophones.

Le collectif des enseignants des zones suscitées persistent et signent sur le boycott de la rentrée. Un communiqué du Cameroon anglophone civil society consortium, Cacsc, et daté du 4 janvier 2017 appelle à une «grève générale» le 9 janvier 2017. Le Cacsc indique dans sa correspondance que malgré les plaintes des avocats et enseignants de la partie anglophone du Cameroun, le gouvernement ne fait rien de concret pour résoudre le problème. Les enseignants exigent aussi la libération de tous les manifestants interpellés lors des émeutes du 9 décembre 2016 à Bamenda et 15 décembre 2016 à Kumba. Sur les 54 personnes interpellées,  13 avaient été remises en liberté. «Le gouvernement veut que les cours reprennent sans toutefois avoir résolu les problèmes. Le Cacsc appelle à une grève générale au Sud-ouest et au Nord-ouest du Cameroun le 9 janvier 2017.» Eu égard à ceci, poursuit la note, «les enseignants, les avocats, les chauffeurs de taxi, les commerçants…doivent rester chez eux et garder à l’esprit que notre grève est toujours maintenue.» Le Cameroon anglophone civil society consortium martèle qu’il n’y aura «pas de marche, pas de démonstration publique, pas de confrontation avec la police».

Le ministre des Enseignements secondaires le gouvernement et les élites des régions concernées multiplient les tentatives pour un retour normal de la rentrée des classes.

Valgadine TONGA

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