Stratégie : Le Cameroun et le Nigeria veulent sécuriser leurs frontières

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C’était le fil conducteur du 3ème atelier sur la coopération transfrontalière Cameroun-Nigeria.

Comment annihiler la criminalité ou de trafic illicite des zones frontalières du Cameroun et du Nigeria ? Comment doter ces zones d’infrastructures et de services sociaux de base ? Voila les grandes interrogations qui ont amené les experts du Cameroun et du Nigeria à se concerter depuis le 12 décembre 2016 à Yaoundé. La plus grosse menace pour la sécurité des frontières entre les deux pays c’est bien évidemment la secte islamiste Boko Haram.

Stratégie : Le Cameroun et le Nigeria veulent sécuriser leurs frontières

Si aujourd’hui les capacités opérationnelles de la secte sont substantiellement réduites,  c’est grâce à la pertinente politique de mutualisation des forces, non seulement entre le Cameroun et le Nigeria, mais aussi entre les Etats membres de la commission du Bassin du Lac Tchad à travers la force mixte multilatérale.  Les deux pays voudraient capitaliser les acquis de la lutte concertée contre le terrorisme pour asseoir une coopération transfrontalière pour des frontières plus viables et sécurisées.

Politiques communes

 A l’ouverture des travaux, le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) a fixé le cap : «La frontière constitue désormais une passerelle, voire un pont et non un mur, un lieu de coopération et non de confrontation, une zone de cohabitation et non d’exclusion », souligne Jules Doret Ndongo. Pour lui, « les frontières constituent un potentiel à partir duquel il est possible de construire une vision de développement alliant, dans une seule et même dynamique, le développement local et l’intégration régionale ». Le chef de la délégation nigériane aux travaux, le Dr Muhammad Ahmad, épouse cette même vision.

Le Pr. Saibou Issa, président du comité scientifique de cette rencontre se veut proactif en envisageant déjà l’après Boko Haram. Dans sa communication inaugurale, il invite les deux Etats à mettre en place des politiques pertinentes de démobilisation, de dé radicalisation et d’intégration des anciens insurgés tout comme il préconise le regroupement des villages, l’urbanisation des zones frontalières à travers la réalisation  des infrastructures et des services et des services de base. L’orateur conclut que la question de l’avenir des comités de vigilance mérite d’être posée. Egalement les deux pays devraient se mettre ensemble pour mener une réflexion en vue du démantèlement des sources de financement du terrorisme le long de leurs frontières, notamment autour du Lac Tchad bien gérer les comités de vigilance.

D.N.

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