Manifs de Bamenda : Le Manidem condamne le Sdf

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A la conférence de presse tenue ce mercredi 14 décembre 2016 à Douala, le Manidem a dénoncé, entre autres, la récupération politicienne que le parti de John Fru Ndi fait  des troubles de Bamenda, le blasphème du drapeau camerounais.

Manifs de Bamenda : Le Manidem condamne le Sdf

Dieudonné Yebga.

Le Cameroun est un et indivisible. C’est le message qui transparait de la conférence de presse du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, Manidem. Ce mouvement politique de l’opposition a réuni les médias ce mercredi 14 décembre 2016 dans ses locaux à Akwa/Douala pour se prononcer sur les manifestations de Bamenda et de Buea. A l’origine, la grève des avocats de la partie anglophone du pays qui réclament l’application de la «Common Law» dans les tribunaux. Puis a suivi la grève des enseignants. Des revendications sommes toutes légitimes suite à de nombreuses frustrations, reconnait le Manidem. Sauf que là où le bas blesse c’est quand certains en profitent pour faire de la surenchère.

«Le Manidem dénonce et condamne avec la dernière énergie les appels hypocrites des anciens agents du régime qui profitent de cette situation pour pousser à la division du pays, sur la base des frontières héritées de la colonisation», ponctue le président du parti Dieudonné Yebga.  Il tire également sur son collègue de l’opposition, le Social democratic front. Qui n’a pas cherché à apaiser les esprits surchauffés au Nord-ouest. «Ni les frustrations socio-économiques et politiques, ni la marginalisation de l’anglais au profit du français ne peuvent justifier l’attaque contre le drapeau du Kamerun qui a été brulé par les manifestants. Toutes les forces patriotiques doivent le condamner avec la plus grande fermeté. Le principal parti de l’opposition n’en fait aucune mention…Bien au contraire. Dans une grosse récupération politicienne, elle exhorte les kamerounais à les rejoindre pour imposer le fédéralisme dans notre pays. Ce qui est inacceptable. Même au lus fort des manifestations et revendications de 1991 et 1992, personne n’avait osé toucher le drapeau du pays

Les états généraux

Dans son allocution, le président Dieudonné Yebga confie que «les informations en notre possession laissent entrevoir des accointances surprenantes avec les activistes du Sncc». De quoi amener le Manidem à exiger l’ouverture d’une enquête pour mettre la main sur les auteurs et les commanditaires de l’attaque incendiaire du drapeau national. En guise de solutions pour résoudre les «revendications communautaires», le Manidem propose : l’harmonisation du système judiciaire sur la base de notre culture et de notre histoire d’abord et ensuite par un enrichissement avec des apports étrangers ; l’harmonisation du système éducatif avec l’introduction de quatre langues nationales (le fufuldé, le medumba, l’ewondo et le duala) ; l’anglais comme unique langue de communication avec l’occident.

Le parti propose également une «gestion démocratique du Kamerun qui se manifesterait par une décentralisation à travers quatre régions géographiquement harmonieuses et économiquement viables.» On aurait ainsi le Grand Nord constitué de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua (où la langue parlé serait le fufuldé). Le Grand Ouest serait composé du Nord-ouest et de l’Ouest avec comme langue le ‘‘medumba’’. L’Est, le Sud et le Centre constitueraient le Grand Centre avec comme langue ‘‘l’ewondo’’. Le Grand Littoral serait constitué du Littoral, du Sud-ouest, de l’Océan et du Nyong et kelle, avec pour langue le ‘‘duala’’. In fine, le Manidem appelle aux états généraux de la nation afin de redéfinir le modèle de société que désire la population.

Valgadine TONGA

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