Can féminine : Douala sur la touche

0

Les mordus du ballon rond de la ville n’ont pas pu vivre en direct, comme promis, les matchs d’ouverture de la Can féminine 2016.

Can féminine : Douala sur la touche

C’est le silence à la fan zone.

A quelques minutes du kick-off de la rencontre Cameroun/Egypte comptant pour la 10ème édition de la Can féminine, certains se dirigent vers le stade Mbappe Leppé à Douala. C’est que la Communauté urbaine de Douala avait indiqué à fort ramdam médiatique que ce lieu va se muer en ‘‘Fan zone’’ pendant cette Can féminine qui se joue pour la première fois au Cameroun. Hélas ! Ils ont été bien nombreux à constater que l’espace réservé à cette ‘‘Fan Zone’’ est quasi vide. Certains ont raté la diffusion du match des Lionnes indomptables contre les Pharaonnes.

«Je suis venu au stade Mbappe Leppe parce qu’on nous a indiqué qu’il y avait une Fan zone installé ici. Nous croyions pouvoir tranquillement regarder le match entre amis mais nous nous sommes rendus-compte que rien n’est au beau fixe. On n’a pas pu regarder le premier match», regrette un acteur du sport sous anonymat. Et de poursuivre : «J’ai vu le premier but qui était fantastique à la maison avant d’arriver au stade. On voulait partager l’effervescence avec d’autres personnes parce qu’à la maison, on est un peu confiné. Pour le match d’ouverture et celui du Cameroun, c’est vraiment regrettable et désolant ; On espère que d’ici là on pourra voir le second match

A 17h40, c’est-à-dire après la rencontre Cameroun/Egypte (qui s’est soldée sur un score de 2-0 en faveur du Cameroun) les techniciens s’affairaient à installer l’écran géant. «L’écran était disponible. C’est juste qu’au moment de l’installer, on a constaté que la capacité énergétique présente ici ne pouvait pas supporter l’installation de l’écran. Nous cherchons une solution alternative», nous a expliqué un technicien. Il n’y a pas que la ‘‘Fan zone’’ qui est inactif –pour le moment-. En dehors de quelques drapeaux et banderoles, la capitale économique ne présente pas l’engouement tant promis par les autorités administratives. «C’est parce que ce sont les femmes qui jouent. Si on avait à faire aux hommes ce serait totalement différent», soutient Léa, une amatrice du football. Si, comme le suppute la cantonade, les Lionnes indomptables devaient remporter le premier match pour que les festivités soient lancées, c’est désormais chose faite. Comme promis, Douala mérite de vivre sa Can féminine.

Valgadine TONGA

Share.

About Author

Leave A Reply