Assemblée nationale : Cavaye Yeguié en guerre contre les réseaux sociaux

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Le président de la Chambre basse du Parlement s’y est prononcé à l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée.

Assemblée nationale : Cavaye en guerre contre les réseaux sociaux

Cavaye Yeguié Djibril

Dans son discours d’ouverture de la session parlementaire ce 10 novembre 2016, Cavaye Yeguie Djibril s’est joint au gouvernement qui s’est engagé dans une guerre contre les réseaux sociaux. Un combat déclenché avec l’accident d’Eséka du 21 octobre dernier et qui a vu les réseaux sociaux annoncer, relayer, et entretenir des polémiques sur les échecs et responsabilités manquées du gouvernement à garantir la sécurité des populations. Alors que le tir groupé des médias à capitaux publics commence à perdre de son intensité, le président de l’Assemblée nationale (Pan) tente de relancer l’affaire.
Pour le Pan, il faut désormais parler de «phénomène des réseaux sociaux». «Originellement considéré comme un outil de communication et une plateforme de partage en ligne, voilà que les réseaux sociaux sont devenus une arme vouée à la désinformation, pire encore, à l’intoxication et à la manipulation des consciences, semant ainsi la psychose au sein de l’opinion», constate-t-il pour le regretter. Le patron de la Chambre basse du parlement soutient d’ailleurs que ce «phénomène social est aussi dangereux qu’un missile lâché dans la nature». Soutenant ce degré de dangerosité par le fait que, selon lui, «ce déferlement d’informations erronées, est l’œuvre d’amateurs, malheureusement de plus en plus nombreux, qui évoluent aux antipodes de toute éthique et de toute déontologie».

Cavaye Yeguie Djibril commence par retrouver sa casquette d’enseignant pour sensibiliser d’abord en «appelant à la responsabilité des uns et des autres», qui, souligne-t-il, «doivent savoir qu’ils sont eux-mêmes des victimes potentielles». Mieux «surtout des justiciables au regard de la loi». Alors, le Pan ne veut pas attendre davantage de pourrissement pour engager la phase répressive. «Aux autorités compétentes, il est temps d’organiser la traque, afin de débusquer et mettre hors d’Etat de nuire ces félons du cyberespace», interpelle-t-il. Insistant sur le fait que «la liberté d’expression est une option noble, mais une liberté qui a des limites» et devient «liberticide». De quoi donner raison à ceux qui ont perçu dans le tir groupé des médias à capitaux publics la semaine dernière, un premier indice d’une répression que le régime compte engager contre les réseaux sociaux. Certainement avec l’accompagnement du Parlement.

Source : Newsducamer par Ludovic Ngoueka

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