Accident d’Eséka: Les donneurs de sang en nombre à Yaoundé

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Des volontaires se succèdent à la banque de sang de l’Hôpital central de Yaoundé. Pour venir en aide aux rescapés de l’accident d’Eseka du vendredi 21 octobre 2016. 

Accident d’Eséka: Les donneurs de sang en nombre à Yaoundé

Bel élan de générosité ! De nombreuses personnes ont spontanément répondu à l’appel au don de sang lancé par le gouvernement suite à la catastrophe ferroviaire d’Eséka. Le reporter de La Nouvelle Expression (LNE) en kiosque le 25 octobre 2016 revient sur l’ambiance à la banque de sang de l’hôpital central de Yaoundé, notamment aux Urgences de Messa.

Laure Chantal Yondo, employée d’une société d’assurances, a fait une pause dans son travail pour donner de son sang au bénéfice des blessés de l’accident. «Laure Chantal s’est d’ores et déjà pliée aux formalités liées à l’enregistrement du candidat volontaire, et attend impatiemment de poursuivre la donation à la salle de prélèvement qui ne désemplit pas de monde depuis les premières heures de la journée. Quelques instants après, elle est admise -en compagnie du reporter de La Nouvelle Expression dans ce laboratoire où les médecins biologistes s’activent pour recueillir dans des poches en sachets le précieux le liquide vital. Au bout de deux heures, Laure Chantal Yondo termine son opération de donation, et laisse apparaitre sur l’expression de son visage un sentiment de devoir accompli, et surtout d’avoir réglé une dette morale vis-à-vis des compatriotes en détresse», indique le journal.




«J’ai jugé important de donner de mon sang pour une victime qui en aura besoin. Je suis venue ici de mon propre chef parce que j’ai déjà été dans pareille situation, et c’est le sang des autres qui m’avait sauvé la vie. C’était donc un devoir pour moi de donner de ce sang», explique la jeune femme.

Marthe Ghislaine Ossele, auditeur libre à la Société de Presse d’Editions du Cameroun (Sopecam), a aussi tenté d’en faire autant, sans succès. «Les médecins ne m’ont pas trouvé les veines sur les deux bras. On a essayé avec le bras gauche, mais on n’a pu prendre qu’une petite quantité, parce que ça coulait lentement, et ils ont dit que ce n’est pas du sang qu’on peut transfuser. Je suis un peu déçue, parce que j’aurais voulu que mon sang serve à quelque chose», regrette-t-elle.




LNE révèle que 160 poches de sang ont déjà été données. «L’opération a débuté timidement avec les professionnels de la santé, et s’est poursuivie dimanche. Mais depuis ce lundi (hier), on note une  forte affluence de toutes les couches sociales…», affirme le médecin biologiste Simon Noël Ateba, Major de la banque de sang de l’Hôpital central de Yaoundé.

Source : Cameroun-info.net par Jean-Marie Nkoussa Nkoussa

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