Art plastique: Maxime Bagnie, le portraitiste des héros africains

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Les œuvres de l’artiste plasticien camerounais Maxime Bagnie relookent la salle des conférences de la Fondation AfricAvenir International à Douala.

Les œuvres de l’artiste plasticien camerounais Maxime Bagnie relookent la salle des conférences de la Fondation AfricAvenir International à Douala.

Maxime Bognie

Ils sont régulièrement tués sur leur propre territoire. Les atteindre parait si facile. D’autres sont même victimes de crashs d’avions. Tout se déroule comme dans un jeu vidéo où tout est programmé. Cette manière d’atteindre facilement et de massacrer les leaders africains qui «osent» tenir tête aux entreprises de déstabilisation du continent inquiète sérieusement le jeune Maxime Bagnie. Le cas qui a le plus choqué cet artiste peintre camerounais de 24 ans, est celui de Mouammar Kadhafi. Le guide libyen, présenté par ses détracteurs comme un dictateur, avait été assassiné en 2011. Cinq ans après sa mort, Maxime lui rend un vibrant hommage à travers quatre tableaux qui ornent la salle de réunion de la Fondation AfricAvenir International à Bonabéri (Douala 4e) depuis le mercredi 07 septembre 2016. Plusieurs autres portraits de ceux qui ont combattu contre la domination occidentale et abattus sont également exposés dans cette même pièce qui brille désormais de mille feux. C’est 18 toiles au total qui y sont affichées. Maxime Bagnie, leur auteur, a intitulé l’ensemble de ces œuvres : « Comme un jeu » pour signifier avec quelle légèreté les ennemis de l’Afrique en finissent avec leurs cibles. Maxime est un passionné des jeux vidéo. Thomas Sankara, Patrick Lumumba, Douala Manga Bell, Lock Priso, sont entre autres victimes tombées dans les filets des puissances extérieures que Maxime Bagnie représente à la Fondation AfricAvenir International sur des formats 100/80 Cm.

Pensionné depuis l’enfance

Maxime Bagnie hérite son talent d’artiste peintre de son feu père Bagnie Chrétien, sa véritable source d’inspiration. Ce dernier détenait un atelier d’art à N’Gaoundéré, dans la région de l’Adamaoua où Maxime se rendait constamment pour admirer les réalisations de son géniteur. Le jeune homme intègre le domaine petit à petit. A l’âge de 10 ans, il réalise ses premières œuvres. Mais c’est à 16 ans, alors qu’il est en classe de 3e, qu’il décide de faire du dessin sa profession. Il suit une formation de la seconde en terminale à l’Institut de formation artistique de Mbalmayo, dans la région du centre, où il obtient un baccalauréat en art plastique option peinture avec mention « assez bien ». Il poursuit ses études à l’Institut des Beaux-arts de Foumban de l’université de Dschang. « On m’apprenait le côté théorique et conceptuel de la chose. C’est à partie de la 1ère que j’ai commencé à avoir un goût particulier pour la philosophie. J’ai réalisé que j’aimais ce qui est réel. Comme un jeu, le titre de ces œuvres est l’une des conséquences de la philosophie », explique l’artiste.

Les œuvres de l’artiste plasticien camerounais Maxime Bagnie relookent la salle des conférences de la Fondation AfricAvenir International à Douala.

Thomas Sankara, sous la griffe de Maxime.

Etre utile pour les siens

Des 18 toiles présentées aux hommes des médias, 17 parlent de la déstabilisation politique de l’Afrique. Actuellement en cycle master, l’étudiant se demande comment les valeureux hommes de l’Afrique ont pu se faire avoir dans un dans un continent où on prône la solidarité, sans que personne ne lève le petit pouce ? « J’ai un grand penchant pour les sujets d’actualité. J’ai trouvé un moyen d’être utile pour les autres. Je veux conscientiser et éveiller les consciences de la jeunesse africaine à travers mes œuvres. De quelle union parle-t-on en Afrique ? » S’interroge Maxime Bagnie, pour qui la manipulation des leaders africains n’a plus aucun secret.

Source : Lewouri.net par Didier NDENGUE

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