Stop aux accidents routiers/ La chaussée : C’est elle la tueuse !

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La peur me hante. Oui, elle me hante chaque fois que j’emprunte une moto ou un véhicule dans ce pays. Certainement parce que ma vie est suspendue à la carrosserie d’une voiture et/ou d’une moto. Il y a de quoi marmonné, à vitesse « V », un « Notre Père qui est aux cieux, épargne-moi de la faucheuse ». Sans accident langagière. Cette peur n’est pas seulement due aux cercueils roulants appelés voitures qui roulent dans nos villes. Encore moins à ses moto-boys devenus accidentellement chauffeurs ; ou encore ses chauffeurs ayant obtenu leur permis de conduire à l’auto-école « deux feuilles et permis garanti ». Cette peur découle du piteux état de nos routes. Achh ! Regarde comment j’ai la chair de poule en l’évoquant.

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Il y a quelques mois, j’échangeais avec un monsieur dans un car en provenance de l’ouest Cameroun pour Douala. J’ignorais qu’il était conseillé municipal à la mairie de… (pas de nom, il se reconnaîtra). On parlait de la recrudescence des accidents routiers quotidiens (le triangle Yaoundé-Douala, Yaoundé-Bafoussam et Bafoussam-Douala) quand, acculé par des remarques accablantes, il lance comme une bouée à un naufragé : « Ce n’est pas nous les responsables des accidents de la route. C’est elle la tueuse ! », en pointant du doigt la chaussée. A cet endroit précis à Loum, un creux géant a coupé une partie de la chaussée. La file de voitures venant de l’Ouest est parfois obligée d’attendre que celle venant de Douala traversent avant de continuer. Ces « piscines » non-homologuées naissances sont régulières sur cet axe. Idem sur l’axe Yaoundé – Bafoussam, même si à chaque accident, on parlera d’un excès de vitesse ou d’un dépassement abusif. Pourtant, c’est en esquivant des trous sur son côté, à un virage parfois, que le conducteur se retrouve nez-à-nez avec son vis-à-vis. Et boummm ! Catastrophe ! Faites un tour sur l’axe Bafang – Nkondjock et vous me direz si c’est une route ou une tranchée du temps des deux guerres mondiales. Que dire des cassis généralisés à hauteur des péages ou l’implantation d’un des dos d’ânes à un virage sans panneau d’indication préalable ?

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Comme mes amis du « Kwatt », j’interroge mon compagnon de conseiller municipal : A qui incombe l’aménagement des routes de ce pays ? Où va l’argent amassé dans les péages à longueur des journées ? A quoi sert l’argent réclamé aux usagers dans les parkings dits payants dans nos villes (cas de Douala et Yaoundé que je connais) par les communautés urbaines ? Dans nos mapanes, les jeunes organisent des investissements humains au moins un dimanche sur quatre pour panser les trous béants sur les routes des Mapanes. Pourquoi nos dirigeants, parfois élus pour résoudre entre autres ce type de problème, demeurent aveugles face à ses lacs municipaux qui naissent et émergent (comme la fameuse émergence tant attendue en 2035) sur nos routes nationales, urbaines et rurales ? Haaa, j’oubliais que ce sont des bôbôs possédant des voitures 4X4 avec double voire triple réducteurs pour circuler sans gênes sur ses routes en ruine. Pendant ce temps, nos compatriotes laissent leurs rébus de chair et leur vie sur ses routes détériorées.

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Nous sommes à la veille des CAN de football (féminin et masculin). A Douala par exemple, nos responsables ont tôt fait de nous présenter, la semaine dernière, des taxis Vairified pour assurer le transport et la sécurité de nos amphitryons. Nous attendons aussi des routes Vairified monsieur le délégué qui contribueront à réduire voire l’éradiquer totalement les accidents routiers au Cameroun. Ensemble, disons #StopAuxAccidentsRoutiers !

Frank William BATCHOU

 

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