Leadership : L’Oiapa propose ses services aux africaines

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Ce sera à travers des séminaires de formation que l’Organisation non-gouvernementale canadienne envisage réduire le fossé de genre entre l’homme et la femme dans les activités publiques. Pour présenter cet ambitieux challenge, la Reine Ikollo de Bonendélè II a échangé avec la presse » à Douala.

 

Leadership : L’Oiapa propose ses services aux femmes camerounaises, Lavoixdukoat

La reine Jacqueline Ikollo

Elle peut se définir sous plusieurs casquettes. Géologue en exploration minière, Financière,  femme de bonnes volontés, la Reine Ikollo de Bonendélè II, règne sur 10 chefs de blocs d’un village de 46.000 âmes, en plus d’avoir été investie  du titre honorifique de Mafo, dans la chefferie Foto, dans le département de la Menoua. La Reine Jacqueline Ikollo de Bonendélè II va désormais à la conquête d’un autre challenge, en sa qualité de présidente de l’Oiapa, l’Organisation internationale pour l’avancement politique des africaines. Ce nouveau défi a été présenté à la presse, trié sur le volet ce 20 juin 2016, celui  de « former les femmes africaines au leadership ».

Objectif est d’impliquer  grand nombre  de femmes camerounaises  possible dans la  vie publique ainsi que dans la gestion des affaires de la cité. La Reine Ikollo de Bonendélè II part du constat saisissant de « la faible présence des femmes dans les sphères de décisions » ; et même de  celui de « la place de second rang réservé à la femme dans la société, en politique et dans le monde des affaires ». Pour y accéder, la géologue s’appuie sur un éventail de partenaires disséminés en Tunisie, au Nigéria, au Bénin, au Togo, en Côte-D’Ivoire, au Sénégal, au Congo, ainsi qu’au Canada et en France. Le Canada et la France qui sont d’ailleurs les pays d’origine de Lise Bourgault, ex député-maire, ancienne secrétaire d’Etat canadien aujourd’hui  femme d’affaire, et d’Anne Deysine, juriste et spécialiste des questions juridiques. Respectivement co-fondatrices et vice-présidente de l’Oiapa.




« Conquête du pouvoir »

La Reine Ikollo parle d’un « renouveau en la matière ». Rien à voir avec les actions menées par  More women in politics, le Ndi ou Onu femmes. Rien à voir également avec  une formation pour la « conquête du pouvoir » ; car pense-t-elle « ce n’est toujours pas à travers un mandat politique que la femme peut faire valoir ses capacités ». Elle apprécie néanmoins à sa juste valeur le courage d’Hilary Clinton, candidate à la candidature démocrate à la Maison blanche. La reine camerounaise est d’ores et déjà invitée à l’investiture de l’ex-patronne du département d’Etat américain, entend que candidate démocrate. C’était déjà le cas en 2008 avec l’actuel président américain, Barack Obama. Mais son bilan est encore des plus impressionnants.




La notabilité vient de participer  à un Colloque des femmes africaines, avec pour thème « femme leader en Afrique » au Benin. Elle recevra à cette occasion un trophée baptisé « trophée femme de feu ». Un évènement dont elle était la marraine. Lors de son passage dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la camerounaise a remis tous les dons reçu au colloque, à la Fondation Regard d’amour, appartenant à Claire Ayémona, conseiller à la Cour suprême béninoise et partenaire de l’Oiapa. Une activité de cœur qu’elle avoue également effectué au Cameroun mais « en toute confidentialité », dit-elle. Même si elle a le regret d’avoir obtenu une distinction d’un pays étranger, reconnaissant ses mérites. Sa Majesté Ikollo de Bonendélè II envisage malgré tout s’investir à fond dans de nouveaux challenges afin que « les femmes du Cameroun  ne doutent plus de leurs capacités à transformer le monde après une formation adéquate».

D.N.

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