Lutte contre le chômage : 200.000 personnes à former par an

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C’est le défi que s’impose le ministère de l’Emploi, et de la Formation professionnelle, à travers les incubateurs en personnels qualifiés de Douala, Limbe et Sangmelima.

Inauguration du Centre d'incubation des entreprises de Douala.

Inauguration du Centre d’incubation des entreprises de Douala (photo d’archives)

Dénommés Centre de formation professionnel d’excellence (Cfpe), ces « incubateurs de personnels qualifiés », selon la terminologie en cours au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) ont pour ambition de former 200.000 personnes « hautement qualifiées » chaque année.  Zacharie Perevet, le ministre ; qui en faisait l’annonce vendredi 10 juin à Yaoundé, au cours d’un point de presse, a souligné que l’incubateur de Douala ouvrira officiellement ses portes le 17 juin. Suivront ceux de Limbe et de Sangmelima. Dans les Cfpe ainsi crée, une offre de formation de 16 filières, avec notamment le stylisme modélisme, la fabrication mécanique, l’électronique, la mécanique automobile, le froid et climatisation, ou encore l’hôtellerie et la restauration.

Il faudra tout de même débourser la bagatelle somme de 450.000 Fcfa,  à 500.000 Fcfa pour un an de formation. Sur le coût élevé de la formation, le ministre Zacharie Perevet s’explique : « Le modèle économique et les études ont préconisé la formation à 450.000 Fcfa. C’est cher, mais il nous faut passer par là, et d’ajouter ; Il faut viabiliser les centres. Maintenir les équipements et les entretenir. Ca vaut la peine ». Les Cfpe sont accessibles sur concours, sur entretient et études de dossiers, et sur tests psychotechniques.

Les Cfpe ont été construits avec l’aide de la coopération sud coréenne, pour un financement d’un peu plus de 7 milliards Fcfa. Le but est de fournir de la main d’œuvre qualifiée et prête à l’emploi. «  Nous travaillons avec le Gicam, l’Ecam, et le Mecam (patronnât camerounais. Ndlr) avec qui nous avons de très bonnes relations », a indiqué le Minefop. Il a par ailleurs précisé que le souci majeur, est que « d’ici cinq ans, le secteur privé soit partie prenante dans la gestion de ces centres ».

Ludovic AMARA

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