Douala : Fusillade à la brigade de gendarmerie de Mboppi

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Pendant plus de huit heures, un présumé malfrat a tenu tête aux gendarmes  du groupement d’escadron mobile n°2 de Mboppi.25 coups de feu au total tirés en direction des gendarmes.

Douala. Fussillade à la brigade de gendarmerie de Mboppi, Lavoixdukoat

Un militaire arrache la caméra d’un journaliste.

La nuit n’a pas été de tout repos pour les habitants du quartier Mboppi. Leur sommeil a été perturbé toute la nuit  par des coups de feu. A notre arrivée à Mboppi, à 8h du matin, (jeudi 16 mai 2016), les coups de feu retentissent en provenance du groupement d’escadron mobile n°2 de Mboppi. La circulation est bloquée. Les usagers qui vaquent à leurs occupations sont priés de rebrousser chemin. Le climat est électrique. Un militaire très zélé se permet d’arracher la caméra d’un journaliste. Ce n’est qu’aux alentours de 10h que la circulation se décante. Après un tour dans l’enceinte de la brigade, les bureaux sont sens dessus, dessous. Les impacts de balles visibles sur les mures de cette unité de gendarmerie témoignent de la gravité de la circulation.

Selon le commandant de la Légion de gendarmerie du Littoral, c’est un gardé à vue qui est à la cause de tout ce remue-ménage. Interpelé aux environs de 19 h alors qu’il tentait de cambrioler un véhicule, il est  conduit dans les geôles de la caserne du groupement d’escadron mobile n°2 de Mboppi où il a été mis en garde-à-vue. Y étant, ce dernier simule un malaise et demande à se rendre aux toilettes. «Alors que le sous-officier de permanence sort le présumé brigand de la cellule, ce dernier profite  d’un moment d’inattention de son accompagnateur qui tente d’informer sa hiérarchie pour s’emparer de son arme posée sur la table» explique le commandant Abessolo arrivé sur le théâtre des opérations aux environs de minuit. Il précise que le mis en cause tient en respect le sous officier et se met à tirer dans tous les sens. Avant de trouver refuge dans le plafond.




«Les tentatives de dialogue avec l’intrus seront sans succès. Ainsi que des mesures d’intimidations à l’aide du gaz lacrymogène et des tires de sommations ne parviendront pas à dissuader le malfrat de se rendre. Tout au contraire, la riposte sera vigoureuse. Entre 23 heures et 6 heures, près de vingt-cinq coups de feu ont été tirés sur les gendarmes.» Heureusement, aucun blessé n’a été enregistré côté force de l’ordre. L’assaut final est donné aux alentours de 8 heures.

Douala : Fussillade à la Brigade de gendarmerie de Mboppi, Lavoixdukoat

La Brigade après la fusillade.

Avec le renfort des éléments du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign), le présumé malfrat sera neutralisé et abattu, renseigne la source. Les médias n’ont pas pu voir le corps, juste quelques traces de sang au sol. Dans la foule les supputations vont bon train. Il y’ en a pour toutes les versions. Certains avancent l’hypothèse d’un gendarme qui aurait pris en otage un de ses camarades. Il est tout de même troublant de penser qu’un simple pickpocket ait tenu tête à toute une gendarmerie pendant des heures. Comment et quand s’est-il procuré autant de munitions? Pour d’autres, il s’agit d’un brigand qui voulait libérer ses camarades en garde à vue. Ce qu’on sait ce qu’on n’a pas encore le nom de l’auteur de cet acte. Le Commandant de la Légion de gendarmerie du Littoral a souligné que lors de son arrestation, le suspect n’avait pas de carte d’identité.

Daniel Nding

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