Vih/Sida : Bientôt un Centre de prise en charge des malades

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L’Association des femmes africaines face au Sida, branche du Littoral, organise une soirée de collecte de fonds pour l’achèvement de l’édifice situé à Mbanga-Bakoko.

La maquette du nouveau Centre médico-social de Mbanga-Bakoko

La maquette du nouveau Centre.

Depuis sa création en 1991, l’Association des femmes africaines face au Sida (Swaa) Littoral se décarcasse pour venir en aide aux personnes vivant avec le Vih/sida (Pvvihs). Les femmes et enfants démunis sont la principale cible. Des campagnes de prévention en passant par les plaidoyers auprès des entreprises, communautés et Ong pour l’amélioration des conditions des malades, la Swaa Littoral assure également la prise en charge médicale, le soutien et l’accompagnement des Pvvihs et de leurs familles.  Elle va même jusqu’à payer les frais de scolarité des tout-petits, victimes de l’épidémie.

Autant d’activités qui deviennent difficiles à exécuter dans son siège à Akwa à Douala. «Nous avons actuellement au centre près de 1500 personnes suivies, avec 622 sous traitement et 49 enfants sous antirétroviraux», présente Dr Béatrice Kom. Elle s’exprimait ainsi pendant la rencontre de mardi 7 juin 2016 au siège de la Swaa/Littoral. Une rencontre qui avait  pour but d’annoncer la soirée de gala de l’association, le 29 octobre prochain. Une cérémonie couplée à la célébration des 25 ans de la Swaa/Littoral. Thème de la soirée, « tenue ethnique, coiffure délirante« .




«Une collecte de fonds sera organisée le 29 octobre pour achever la construction d’un nouveau bâtiment baptisé ‘‘son-ninka’’ (un tout petit peu en langue duala, ndlr). Toute forme de participation est donc largement appréciée, don de matériel de construction, parrainage, don de lots pour la tombola lors de la soirée de gala…», dixit Dr Henriette Melo. C’est avec les 60millions Fcfa collectés en 2012 et 2014 que l’organisation a finalisé les procédés administratifs et entamé les constructions sur le site. L’interlocutrice reconnaît  que l’étroitesse du siège actuel –qui vaut 500.000 Fcfa le mois- ne facilite pas l’épanouissement des malades. En fait, c’est pour accroître la prise en charge et la prévention de la transmission mère-enfant que l’association a lancé la construction du nouveau bâtiment à Mbanga-Bakoko dans le Littoral. Ce centre médico-social aura un bloc médical, un bloc psycho-social et un bloc de formation aux activités génératrices de revenus. Les échafaudages sont déjà montés, mais il faut encore mettre la main à la pâte, d’où le cri d’aide des femmes de la Swaa.




Au Cameroun, le taux de prévalence du Vih est de 4,3% chez les jeunes de 15 à 49 ans. Elle varie de 8,1 à 13% chez les adultes de 35-39 ans. Les médecins de la Swaa notent que «l’impact social se traduit par le nombre élevé d’orphelins du sida, 344.088, soit 28% du total de tous les orphelins, toutes causes confondues

Valgadine TONGA

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