Communes : Les maires du Littoral pensent leur développement

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L’assemblée générale des maires de la région s’est tenue ce vendredi 27 mai à Douala.

Ag Cvuc des maires du Littoral à Douala, 27 mai 2016.

Ag de Cvuc Littoral, photo de famille.

Revisiter les activités de l’année écoulée et fixer les perspectives pour l’année 2016. Voilà les principales orientations de l’assemblée générale des maires de la région du Littoral tenue vendredi 27 mai 2016 à la Salle des fêtes d’Akwa. C’est la première Ag régionale, depuis 2014, date des élections du bureau exécutif des Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc), branche du Littoral. Dans les discours, et comme il fallait s’y attendre, le sempiternel problème de salaire des maires, le développement des communes, et surtout le processus de décentralisation, véritable casse-tête chinois pour les élus locaux.

Pour la question des salaires des maires et de ses adjoints, deux décrets qui fixent leurs avantages et leurs salaires ont été pris en 2015. Sur le terrain, il n’en est encore rien. «Ce n’est plus qu’une question de temps parce que l’arrêté conjoint Minatd/Minfi requiert des maires la composition d’un petit dossier. Il faut donc que les maires soient prêts», rassure Chief Fréderic Nguime Ekollo, président régional de Cvuc et maire de Dibombari. Pour le moment, les activités vont plus dans le sens du développement des collectivités. L’objectif étant de juguler l’exode rural. «Nous avons le projet aménagement et habitat durable que nous comptons réaliser en intercommunalité pour permettre à nos communes qui sont pour la plupart rurales de commencer à faire un esquisse d’aménagement. Nous prévoyons créer un quartier résidentiel et commercial qui sera considéré comme le centre ville, de manière à juguler l’exode rural vers les grandes villes. L’objectif est d’éviter que ces zones rurales deviennent des bidonvilles plutôt que des villes», soutient le président régional.

Pour le financement, Cvuc compte sur le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire, le ministère du Développement urbain et de l’Habitat ainsi que sur les coopérations. «Si nous menons toutes nos communes dans un grand projet, le financement coûtera moins cher», défend Chief Fréderic Nguime Ekollo.




Revoir la loi

Président national de Communes et villes du Cameroun Cvuc

Emile Andze Andze

La décentralisation est le tourment des maires. Dans la ville de Douala, les édiles ont gros sur le cœur au sujet des marchés remis à la gestion de la communauté urbaine. «La loi qui a été votée en 2004 précise que la gestion des marchés doit être faite par la communauté urbaine. Je pense que si on veut remettre la gestion aux communes d’arrondissement comme le cadre d’une communauté urbaine comme celle de Douala, il faut changer la loi et dire que la gestion des marchés est une activité de proximité et qu’elle est désormais remise à la gestion des communes d’arrondissement. Les maires ont raison de se plaindre parce que justement la gestion des marchés est une activité de proximité mais la loi gène le passage de ces marchés au marché d’arrondissements. Il faut vraiment retirer la compétence aux communautés urbaines pour les communes d’arrondissements.», explique Emile Andze Andze, président national de Cvuc. La question est d’ailleurs au centre des préoccupations des Communes et villes unies du Cameroun. «C’est un problème de décentralisation et c’est pour cette raison que les maires d’arrondissements revendiquent la gestion des marchés. Cette préoccupation fait partie des combats de la Cvuc parce que nous avons prévu une relecture de la loi de 2004 sur la décentralisation. Ça fait pratiquement 14 ans que ça dure. Nous allons proposer que toutes les activités de proximité soient remises dans le cadre de la communauté urbaine aux communes d’arrondissements.» Un combat de longue haleine.

Valgadine TONGA

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