Sécurité alimentaire : La grippe aviaire fait son comeback au Cameroun

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Le gouvernement confirme la présence du virus H5n1, vecteur de la grippe aviaire au Complexe avicole de Mvog Betsi à Yaoundé.

Attention aux poulets!

Attention aux poulets!

Hier 24 mai 2016, l’on a annoncé l’incinération de 3000 poulets au Complexe avicole de Mvog-Betsi, à Yaoundé. Des rumeurs faisaient état de ce que la grippe aviaire est de retour à Yaoundé. Et le gouvernement n’a pas attendu longtemps pour la confirmer : «A ce jour, les estimations provisoires font état de 24 000 volailles mortes sur un effectif de 33 000», indique le propos liminaire de la conférence de presse donnée conjointement par les ministres de la Communication (Mincom), de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), et de la Santé publique (Minsanté) ce mercredi 26 mai 2016. «Les investigations et résultats d’analyse font état d’une forte suspicion d’influenza aviaire à H5 et les analyses sur l’antigène N sont en cours», apprend-on du document. Le virus H5N1 étant le vecteur de cette grippe qui s’attaque aux volailles. Toujours est-il que les membres du gouvernement ont déjà conclu au retour de la grippe aviaire à Yaoundé, plus précisément au Complexe avicole de Mvog Betsi, un centre reproducteur de poussins basé en plein cœur de la capitale. Et c’est le dimanche 22 mai 2016 que le réseau d’épidémio-surveillance du Minepia constate une forte mortalité des volailles au sein des bâtiments d’élevage dudit Complexe.




Le ministre en charge de l’Elevage ne passe pas par quatre chemins. Dr Taïga  ponctue : «le site actuel est le Complexe avicole de Mvog Betsi». «Il n’y a pas encore de cas de contamination entre l’animal et l’homme. Le virus ne se transmet que d’un animal à un homme qui est au contact direct de l’animal malade», complète Mama Fouda. «Les fermiers doivent continuer à garder la sérénité, mais signaler tout cas de mort suspecte. La participation de tous permet de juguler la maladie et limiter l’impact de la maladie», sensibilise le Dr Taïga. Quoi qu’il en soit, «je peux rassurer les Camerounais qu’ils peuvent continuer à manger le poulet, ainsi que les œufs».

Mvog Betsi en quarantaine




Par ailleurs, «nous sommes en train d’acheminer le traitement dans notre pays. Mais rassurez-vous, le virus ne se transmet pas de l’homme à l’homme. Et au cas où quelqu’un serait contaminé, le traitement qui se prend en cinq jours, sera gratuit», promet André Mama Fouda. «Lorsqu’un pays est affecté, la communauté internationale se met en branle pour l’accompagner. L’Oms a pris un certain nombre d’engagements. Nous n’avions pas prévu l’achat du Tamiflu, mais nous avons pris attache avec un pays également concerné, et nous aurons bientôt des médicaments». En attendant, le gouvernement dit avoir pris des mesures préventives à la propagation de la maladie. Il s’agit de l’interdiction d’accès au site d’élevage à toutes les personnes étrangères, l’interdiction d’entrée et de sortie de la ferme des produits d’élevage et d’autres intrants, l’abattage du reste du cheptel (de Mvog Betsi), l’incinération et l’enfouissement de toutes les carcasses conformément à la réglementation en vigueur, l’observation obligatoire de la restriction des mouvements des animaux domestiques sensibles et des hommes dans la zone circonscrite, la soumission du site d’élevage aux visites quotidiennes des services vétérinaires et des personnels de santé, la désinfection des locaux, des parcours des véhicules et de tout objet susceptibles d’assurer une contamination indirecte des espèces animales sensibles, la mobilisation en cours d’un stock important du médicament antiviral (Tamiflu) et des équipements de protection individuelle, l’investigation et le suivi des personnes ayant eu des contacts ou effectué des opérations commerciales avec la ferme dans la semaine du 15 au 22 mai 2016.

Lavoixdukaot avec Ludovic Ngouéka de News du camer

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