Contre Boko Haram : Paul Biya propose l’éducation et le développement

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Le chef de l’Etat du Cameroun s’est exprimé samedi dernier à Abuja au Nigéria, au cours d’une rencontre sur la sécurité dans les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad.

Paul Biya au sommet sur la sécurité.

Paul Biya au sommet sur la sécurité.

C’était le second sommet sur la sécurité au Nigéria et dans les pays voisins,  après celui tenu en mai 2014 à Paris à l’initiative des autorités françaises. Le président François Hollande était d’ailleurs l’invité de son homologue Muhammadu Buhari du Nigéria samedi 14 mai 2016 à Abuja. Une rencontre de 24 heures qui a vu la participation, outre des deux chefs d’Etats précités, celle des présidents des pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (Tchad, Niger, Nigéria, République centrafricaine), les assises d’Abuja ont également connu les présences des chefs d’Etat du Gabon, du Bénin et du Sénégal. Et c’est devant ces pairs, que le président de la République du Cameroun s’est satisfait du chemin parcouru depuis le premier sommet à Paris. « Nous avons pu constater que les décisions [issues du sommet de Paris. Ndlr]ont eu des effets positifs, s’est récrié Paul Biya.  La coopération entre les pays de la zone de front a permis d’enrayer les attaques de Boko Haram et de neutraliser sa capacité offensive. L’organisation terroriste en est réduite aujourd’hui à des attentats-suicides qui sont en quelque sorte l’arme des faibles et des lâches ».




Le deuxième sommet régional sur la sécurité au Nigéria et dans les pays voisins a exprimé son satisfécit sur les progrès accomplis depuis deux ans, et s’est penché sur l’avenir. « Pour ce qui est de l’avenir, il a été envisagé de maintenir et de développer la coopération militaire entre les pays de la Cblt, coopération qui a fait ses preuves », a noter le n°1 camerounais, avant d’embrayer sur les défis de l’après guerre qui se posent déjà avec acuité. « Nous avons également convenu d’accorder une attention particulière à certaines questions spécifiques : la situation des réfugiés et des personnes déplacées, la reconstruction des infrastructures dans les zones détruites par Boko Haram ».




Le Cameroun propose ainsi de s’intéresser à l’ «amélioration des conditions de vie des populations et un accès élargi à l’éducation que [nous]pourrons efficacement prévenir la réapparition de phénomènes comme Boko Haram ». Le sommet d’Abuja a également connu la participation des partenaires internationaux dans la lutte contre Boko Haram. La Grande Bretagne a été représentée par son ministre des Affaires étrangères, Philip Hammond, et les Etats-unis pas le sous secrétaire du département d’Etat américain, Anthony Blinken.

Ludovic AMARA

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